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MONDE – Des maires engagés pour la lutte contre le réchauffement climatique étaient réunis à Paris pour la conférence Women4Climate. L’occasion d’en savoir plus sur ce qu’ils font pour lutter contre le réchauffement climatique.

Des femmes maires, entrepreneures et militantes étaient réunies à l’Hôtel de Ville de Paris jeudi 21 février à l’occasion de la conférence annuelle du programme de mentorat Women4Climate. Cette initiative a été lancée par C40, l’association de villes luttant contre le réchauffement climatique, dont Anne Hidalgo, maire de Paris, est la présidente. Certains de ses homologues, dont les maires de Freetown (capitale du Sierra Leone), Quito, en Equateur, ou encore Santiago du Chili étaient présents. L’occasion d’en savoir plus sur ce qu’ils font pour lutter contre le changement climatique. Face à l’immobilisme des gouvernements, les maires des grandes métropoles peuvent avoir un rôle important à jouer sur le sujet.

Un concours du quartier le plus propre à Freetown

Yvonne Aki Sawyerr a été élue maire de Freetown, l’an dernier. En 2017, le pays a connu de graves glissements de terrain qui ont causé environ 1 000 morts et des centaines de déplacés. Dans un contexte de forte urbanisation, « les plus vulnérables aux changements climatiques sont souvent les plus pauvres », constate-t-elle.  Avec d’autres élus, des associations et habitants, la maire a établi un plan pour transformer la ville en 4 ans avec une cartographie des risques, des constructions de 5 000 logements, des plans de végétalisation et de réduction des déchets. « Pour certains, cela peut paraître peu, mais, pour Freetown, c’est beaucoup », souligne-t-elle.

Par ailleurs, elle a lancé un concours de la « zone la plus propre » entre les différents quartiers de la ville, pour inciter les habitants à réduire leurs déchets. Avec des lots à la clé. Le premier gagnera un lampadaire solaire, le deuxième un point d’eau et le troisième, 250 mètres de chaussée.

Des milliers de jardins municipaux à Quito

Mauricio Rodas est maire de Quito depuis 2014. Dans cette ville, il y a plus de 2 500 jardins municipaux où est produite de la nourriture biologique. Cela permet à la ville d’être plus autonome, et de lutter contre la pauvreté, d’améliorer la biodiversité, mais également de participer à la lutte pour l’égalité entre les femmes et les hommes. « Il ne sera pas possible de lutter contre le réchauffement climatique sans renforcer le pouvoir des femmes », affirme l’édile, qui précise que plus de 80 % des personnes qui travaillent dans ces jardins sont des femmes.

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Une grande concertation à Sydney

Clover Moore est maire de Sydney, en Australie, depuis 2004. En 2007, elle a lancé une vaste consultation, qui a permis de faire émerger les attentes des habitants en matière de réchauffement climatique. A partir de là, la ville a établi un plan de réduction de ses émissions, en misant notamment sur les énergies renouvelables, des bâtiments à basse consommation et sur une réduction drastique des déchets. Cela a permis de réduire les émissions de CO2 de 25 % tandis que l’économie de la ville a bondi de 57 %.

Uber taxé à Chicago

Rahm Emanuel est le maire de Chicago depuis 2011. La ville s’est engagée à utiliser des énergies renouvelables dans tous les bâtiments municipaux d’ici à 2025 et a mené un vaste programme de rénovation énergétique de ces bâtiments. Les centrales à charbon de la ville ont été fermées et une politique pro-vélo a permis à Chicago de devenir la ville la plus « bike friendly » des États-Unis. Toujours côté transport, elle a été la première localité à imposer une taxe à Uber et à son concurrent Lyft. L’argent récolté est investi dans la modernisation du système de transport public.

Des transports propres à Santiago

Karla Rubilar est maire de la région métropolitaine de Santiago, au Chili, depuis mars 2018. La ville mise sur des transports moins émetteurs, avec la commande récente de 100 bus électriques attendus pour 2019. Elle aura ainsi la ville à la plus grande flotte de bus électriques en dehors de la Chine. De plus, 60 % de l’électricité qui alimente le métro provient d’énergie solaire ou éolienne.

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