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DANS L’ACTU – Les Français consomment de plus en plus de produits écoresponsables (bio, sans emballage, équitable, local, vendu en circuit court), et les enseignes n’ont plus le choix : elles doivent s’adapter.

On le voit, les consommateurs prennent de plus en plus le contrôle de leur alimentation. C’est ce qu’affirme l’Observatoire Cetelem, un bureau d’études spécialisé notamment sur le marché automobile et celui de la consommation. Selon lui, les Français achètent plus de produits locaux et régionaux qu’il y a trois ans ; ils optent de plus en plus pour les circuits courts et le do it yourself en cuisine a le vent en poupe.

Pour une très grande majorité, ces changements d’habitudes ne peuvent avoir que des impacts positifs sur notre santé, mais aussi sur l’environnement au sens large et sur les systèmes de production en France (plus de bio, circuits courts, meilleure rémunération des producteurs), voire, plus largement, sur l’économie du pays.

Un produit nous fait envie ? Tant pis, on ne l’achète plus

D’après une majorité de Français, cela ne nécessite pas de changer radicalement de mode vie, juste de faire quelques petits ajustements au quotidien. Néanmoins, seuls 52 % des consommateurs estiment que consommer de manière responsable permet d’économiser de l’argent. Près de la moitié sont de l’avis contraire. À savoir que cela leur coûte plus cher que de consommer de manière traditionnelle. Ainsi, 53 % des interrogés déclarent que la consommation responsable n’est pas accessible à tous financièrement.

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Dans le détail, 67 % des consommateurs déclarent ne plus mettre dans le caddie des produits qui leur font envie, parce qu’ils les jugent pas assez responsables et estiment qu’ils n’en ont pas forcément besoin.

Des produits sains pour rester en bonne forme

Et ce mouvement pourrait s’accentuer, d’autant plus que les dérives de certaines industries sont révélées. 73 % des sondés pensent qu’ils consommeront de manière encore plus solidaire dans les trois ans. Les consommateurs exigent de la transparence sur les produits : ils veulent savoir ce qu’il y a dans l’assiette, et espèrent mieux manger, aussi.

Bref, comme ils sont de plus en plus soucieux de leur santé, ils réclament plus de produits sains, moins de produits transformés, des ingrédients plus naturels, moins toxiques.

Les marques tentent de s’adapter

Face à ce contexte, la grande distribution est bien obligée de suivre en proposant toujours davantage de produits plus « responsables » et d’adopter des comportements plus “green”.

Des exemples ? Le vrac a débarqué dans les supermarchés, les rayons de produits bio se multiplient, les produits issus de circuits courts intègrent de plus en plus les rayons. Les marques écoresponsables (par exemple, C’est qui le patron ?) cartonnent pour le lait ou le beurre. Ils font d’ailleurs des émules. Intermarché a sorti une marque de lait équitable, « Les éleveurs vous disent merci ». Le prix reversé au producteur, affiché sur la brique de lait, est le plus élevé du marché (0,44 euro, contre 0,41 pour C’est qui le patron ?).

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À Monoprix, en outre, toutes les bananes vendues sont produites en agriculture biologique et selon les règles du commerce équitable. Franprix, de son côté, a cessé depuis le début de l’année de vendre des articles en plastique et à usage unique. Soit plusieurs mois avant l’interdiction de ce type de produits – comme les gobelets ou les pailles – programmée en France. Les magasins Franprix, de plus, se fournissent en lait via une coopérative de producteurs du Lot. Et les annonces se succèdent. Une des dernières en date : Carrefour a annoncé que l’on pourra venir avec son propre contenant dans les magasins. Les consommateurs pourront y faire leurs emplettes dans des bocaux en verre.


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