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PARTENARIAT – UP le mag s’associe avec la Métropole de Lyon pour mettre en lieu des innovations en faveur de l’écologie. Exemple avec les donneries. Ce dispositif encourage les particuliers à donner les objets dont ils n’ont plus l’utilité pour leur offrir une seconde vie.

Les donneries sont des petits chalets, installés à l’entrée des déchetteries, où les utilisateurs sont invités à donner des objets plutôt que les jeter (appareils électro-ménagers, meubles, objets de décoration et de loisirs). « Le but de ce dispositif est d’inviter les particuliers à faire des dons, avec un message clairement visible et compréhensible, et en communiquant sur le fait que les objets sont vraiment ré-employés », explique Emeline Baume, conseillère de la Métropole de Lyon, en charge de la prévention des déchets et de l’Économie circulaire.

En effet, chaque jour, un camion vient récupérer les dons laissés dans ces donneries, pour les porter à des associations qui leur offrent une seconde vie. Parmi les receveurs, il y a notamment Le Foyer Notre-Dame des Sans-Abri. Cette association créée dans les années 50, initialement tournée vers l’hébergement des plus démunis, a progressivement élargi ses activités à l’insertion professionnelle.

Chaque jour, dans un grand hangar du Foyer, un camion vient déposer des dons issus des donneries. C’est ici que sont triés tous les dons matériels (hors textile) que reçoit l’association, qui a par ailleurs des points de dépôts et organise des collectes chez des particuliers et entreprises. Ce jour-là, il y a, par exemple, dans le camion en provenance des donneries, un vélo, des jouets, une chaîne hi-fi, une horloge, de la vaisselle, des lampes ou encore un aspirateur.

Tous ces éléments sont dans un premier temps pesés, et listés dans un ordinateur. « Cela permet d’assurer la traçabilité des dons, savoir ce qui arrive et où ça va, dans un objectif de transparence et de bonne gestion », explique Sébastien Guth, responsable du service communication de l’association. Ensuite, ils sont entreposés par catégories dans différents espaces : d’un côté les meubles, de l’autre l’électroménager, dans d’autres pièces les jouets, puis les équipements de sport etc…

Récup’ et insertion

L’organisation de cette caverne d’Ali-baba est gérée par des salariés en insertion et leurs encadrants techniques, accompagnés de bénévoles. « Le but d’un Atelier et Chantier d’Insertion (ACI) est de permettre à des personnes éloignées de l’emploi de se remettre dans une configuration de travail et d’acquérir des compétences et savoir-faire. Ils sont par ailleurs accompagnés par des Conseillers en insertion professionnelle », explique Patrick Fontanel, responsable Insertion et Développement de l’atelier. Depuis l’an dernier un Certificat de Qualification Professionnelle a été développé pour l’Atelier Menuiserie, où les salariés en insertion peuvent apprendre à retaper et « customiser » des meubles.

« Sur l’ensemble des dons que nous recevons, 10 % sont ré-employables dans l’état, nous les utilisons pour équiper nos foyers d’hébergement ou des personnes que nous accompagnons », explique Sébastien Guth. Les autres éléments sont remis en état si besoin et revendus dans l’une des six boutiques Bric à Brac de l’association dans la métropole lyonnaise.

Dans ces magasins gérés par des bénévoles, ces objets de seconde main sont  proposés à prix réduits. Les équipements électroniques et électro-ménagers qui ne peuvent être réemployés en l’état sont donnés à l’Envie, entreprise d’insertion spécialisée dans la réparation et le recyclage de ce type de déchets. Les livres, quant à eux, sont collectés par le site de vente d’occasion solidaire recyclivre.com. Une partie des vélos est retapé par l’Atelier Vélo du foyer et une autre donnée à des associations locales spécialisées dans leur réparation. Enfin, une grande brocante est organisée chaque année par le Foyer.

En tout, sur l’ensemble des 12 donneries de la métropole, 300 tonnes d’éléments ont été récupérés en 2017 et acheminés à l’association Notre-Dame des Sans-Abri, ou aux deux autres associations receveuses, Rhône Emplois Et Développement (REED) et la Fondation de l’Armée du Salut. « Nous sommes sur une tendance à la hausse », se félicite Patrick Fontanel. Selon lui, les donneries pourraient encore recevoir davantage de dons. « Il faut que nous continuions notre travail de communication auprès des particuliers, et de coopération avec les exploitants des déchetteries, pour que le système des donneries devienne un réflexe », souligne-t-il.


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