•  
  •  
  •  
  •  
  •  

EXTRAIT DU MAG – Certains citoyens reprennent le contrôle de leur alimentation. C’est le cas de Franck Laharrague, à l’origine de la coopérative alimentaire et participative Ostokop, à Bayonne.

D’abord, Franck Laharrague veut mettre les points sur les i. Quand nous lui demandons s’il est fondateur ou cofondateur, il reprend gentiment : « C’est un terme de l’ancien monde, très start-up, qui ne me correspond pas. Je préfère dire que j’ai co-initié ou co-lancé. » Avec sa femme, Franck, photographe et à la tête d’une agence de communication, a porté le projet de supermarché coopératif à Bayonne à partir de fin 2014.

« Il y a une catastrophe sanitaire, écologique, climatique et sociale, souligne le Basque. Le système s’effondre et il faut trouver une autre voie, plus horizontale. » Un chemin qui prend en compte la coopération économique entre les personnes. D’où le terme de « coopéracteur » utilisé par Franck pour se présenter.

A lire aussi : Février sans supermarché, comment relever le défi ?

J’ai commencé à vouloir mieux consommer, à opter pour des petits producteurs bio du Pays basque après avoir vu Nos enfants nous accuserons de Jean-Paul Jaud, sorti en 2008.” Le film met en lumière l’initiative d’un maire qui veut que les élèves de l’école mangent bio à la cantine. « Avant, j’emmenais mes enfants au fast-food et j’ai compris qu’il fallait évoluer. Ensuite, un problème de santé m’a convaincu de passer à l’action. »

« Un marché éphémère »

Ensuite, sa femme et lui découvrent, à travers le film Food Corp de l’Américain Tom Boothe, l’existence d’un supermarché coopératif à New York, Parc Slope Food. Une coopérative alimentaire regroupant 17 000 personnes et qui fonctionne très bien. Le système leur plaît : Tom Boothe, également cofondateur de la coopérative parisienne La Louve, les pousse définitivement à sauter le pas.

Début 2015, Franck Laharrague monte avec d’autres citoyens Otsokop. Ils créent une association pour porter le projet et se mettent à la recherche de producteurs locaux. Au début, ils commandent les produits oralement, avant de le faire sur un site web dédié. Rapidement, un lieu de stockage s’avère indispensable, et ils louent donc un premier local. « On organise un marché éphémère, avec tout un tas de produits peu chers, frais ou non, et en majorité bio (fruits, légumes, produits laitiers, etc.). On répartit les commandes et on les distribuent entre nous. Cela nous permet d’apprendre des métiers qui nous étaient inconnus jusque là. »

Depuis le début de l’année, le supermarché coopératif a déménagé et se situe dans “un espace de 200 m²”. Il faut imaginer une supérette… réservée aux membres de l’association…  Franck nous explique que « chacun met la main à la pâte pour faire tourner le commerce ». Et ce, au niveau administratif, de l’approvisionnement, de la comptabilité ou encore au niveau de la caisse. Chaque membre s’engage à donner trois heures de son temps toutes les quatre semaines. Bref, le pari est réussi !

https://www.up-inspirer.fr/wp-content/uploads/2018/12/UP22-couv.jpg
https://www.up-inspirer.fr/wp-content/uploads/2018/12/UP22-4.jpg
https://www.up-inspirer.fr/wp-content/uploads/2018/12/UP22-5.jpg
https://www.up-inspirer.fr/wp-content/uploads/2018/12/UP22-12.jpg
https://www.up-inspirer.fr/wp-content/uploads/2018/12/UP22-13.jpg
https://www.up-inspirer.fr/wp-content/uploads/2018/12/UP22-46.jpg
https://www.up-inspirer.fr/wp-content/uploads/2018/12/UP22-47.jpg
https://www.up-inspirer.fr/wp-content/uploads/2018/12/UP22-61.jpg


  •  
  •  
  •  
  •  
  •