BIODIVERSITÉ – Le nombre de citoyens français engagés dans des programmes scientifiques collaboratifs a été multiplié par 2 entre 2011 et 2017, selon l’Observatoire national pour la biodiversité.

Les chercheurs, et les associations de protection de la nature font de plus en plus appel aux citoyens pour analyser l’état de la faune et de la flore. Comptage des oiseaux ou des chauves-souris, observation des plantes et des coraux… Les observations collectées par le grand public sur le terrain aident les scientifiques au quotidien à améliorer leurs connaissances sur l’état de la biodiversité en France. C’est le principe des sciences participatives : partager les savoirs experts et citoyens.

En France, en 1989, le Suivi temporel des oiseaux communs (STOC) est la première approche participative de la biodiversité. 30 ans plus tard, le Collectif national des Sciences participatives – biodiversité coordonne et anime les acteurs qui portent des programmes de sciences participatives liés à la biodiversité dans de nombreux domaines sur terre, mais aussi en mer. Et d’après les chiffres du dernier bilan de l’Observatoire national de la biodiversité, les programmes de sciences collaboratives connaissent un véritable succès auprès du grand public. Le nombre de citoyens engagés activement dans un programme d’observation lié à la biodiversité a été multiplié par 2,5 entre 2011 et 2017 : passant de 21 143 à 53 732 personnes, participant à 71 programmes.

Une plateforme collaborative ouverte aux citoyens

En juin 2018, le Muséum national d’histoire naturelle (MNHN), la Fondation pour la nature et l’homme (FNH) et l’Union nationale des centres permanents d’initiatives pour l’environnement (UNCPIE) ont lancé “OPEN”, le premier portail web consacré aux sciences participatives au service de la biodiversité. La plateforme est accessible aux initiés, mais aussi aux observateurs novices. On peut ainsi par exemple participer à l’inventaire des espèces qui nous entourent grâce à l’application mobile INPN. Il suffit de transmettre des photos de ses observations et d’utiliser la fonction géolocalisation pour informer les experts de ses découvertes. Les missions proposées (près de 140 missions d’observations sont proposées sur le site) sont très diverses : de l’inventaire des arbres remarquables, en passant par les libellules dans le Gers, ou encore la répartition du gui dans le Pas-de-Calais… Il y en a pour tous les goûts. Trouvez la mission qui vous ressemble ici.

A lire aussi : Pourquoi sauver les vers luisants ?