•  
  •  
  •  
  •  
  •  

SUR LE WEB – Via le web-documentaire Earn a living, hébergé par Arte depuis fin novembre, les réalisateurs Margaux Missika et Yuval Orr ouvrent le débat sur le revenu universel et notre rapport au travail.

En France, une association expérimente depuis 2018 le revenu de base, financé par des campagnes de crowdfunding. Les bénéficiaires, qui reçoivent 100 euros par mois, ont été tirées au sort, et le but de l’opération est d’observer leur comportement, comprendre ce que cette source de revenu peut changer dans leur quotidien, pour nourrir le débat.

L’idée du revenu universel fait son chemin, et c’est ce que veulent montrer Margaux Missika et Yuval Orr, dans leur web-série Earn a living, hébergée par le site d’Arte. Le documentaire interroge notre rapport au travail, à l’emploi et au chômage. Et ce, au travers, de plusieurs épisodes assez courts (10/15 minutes, au maximum), dans lesquels les réalisateurs mettent en avant des initiatives – aux quatre coins du monde – permettant à des personnes de gagner un revenu sans exercer un emploi en tant que tel. « On a choisi ce format car il est idéal pour évoquer les différentes expérimentations qu’on a identifiées » – sans compter le fait que les réalisateurs sont restés libres sur la durée des épisodes (ce qui n’aurait pas été le cas à la télé).

À lire aussi : Une asso expérimente le revenu de base

Un revenu, ça se mérite ?

Avec Earn a living, les internautes partent en Israël, aux États-Unis, au Kenya, où la société Give directly tente de lutter contre l’extrême pauvreté en distribuant des sommes à certaines familles ultra-précaires. Zoom, aussi, sur l’expérimentation du revenu de base en Gironde ou sur la représentation du travail… au Japon.

Les épisodes se suivent (dans un ordre de passage qui varie en fonction des réponses aux questions posées au début de la navigation)… Et les internautes se demandent si avoir un revenu, ça se mérite, s’il faut absolument un travail salarié pour ça, et si un revenu universel ne permettrait pas de « gagner » du temps afin d’effectuer, notamment, certaines tâches pour des associations, ou de trouver un travail qui (nous) fait sens (plutôt que de s’entêter à garder le même poste sans saveur juste pour réussir à boucler les fins de mois).

“L’interrogation, au final, détaille Margaux Missika, c’est : qu’est-ce qu’on gagne à travailler ? Chacun, grâce au visionnage en ce début d’année, trouvera sa réponse.


  •  
  •  
  •  
  •  
  •