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DANS L’ACTU – L’ONG Surfrider lance Voice for the ocean, une consultation citoyenne au niveau européen sur la protection de l’océan. L’objectif : interpeller les partis politiques avant les élections européennes de mai 2019.

Surfrider veut mieux cerner les attentes des citoyens sur les thématiques des mers, des océans, des littoraux. Pour y parvenir, l’ONG a créé la plateforme Voice for the ocean, sur laquelle chacun est invité à donner son avis sur plusieurs thématiques. Le rapport à l’océan, la pollution de la faune et de la flore, le danger des micro-plastiques sur les écosystèmes, l’exploitation des ressources aquatiques, le tourisme durable… Autant de sujets abordés dans la campagne Voice for the ocean. Afin de reconnecter et impliquer les Européens en âge de voter, Surfrider les appelle à s’exprimer pour qu’ils donnent leur vision et leur point de vue sur les priorités que les autorités publiques devraient avoir. Et aussi sur les thèmes dont on devrait davantage parler dans le débat public.

« On avait déjà un retour de terrain de la part de bénévoles, explique la porte-parole de la campagne, Antidia Citores. Mais nous souhaitions donner la parole à plus de citoyens et pas seulement les personnes de notre communauté. » Surfrider a ciblé plus particulièrement la France, l’Allemagne, le Portugal, l’Espagne et la Bulgarie. Et dans tous ces pays, à l’exception, peut-être du dernier, la participation est déjà très satisfaisante : Surfrider espérait 6 000 participants, 5 000 personnes ont déjà répondu à la consultation.

Silence assourdissant

Les citoyens ont jusqu’à la fin du mois de décembre pour y répondre. Plus tard, Surfrider publiera un rapport complet des réponses, ainsi qu’un fact-check des politiques de ces cinq dernières années concernant l’océan. Un document que Surfrider enverra alors aux partis politiques dont les membres se présenteront au scrutin du Parlement européen, le 26 mai prochain. « L’idéal serait qu’ils prennent connaissance des résultats et intègrent dans leurs projets les priorités des personnes consultées. » Selon elle, « alors que la France est la deuxième puissance maritime du monde, on parle peu de l’océan ». C’est peut-être le moment que ça change, à l’heure où la Pologne organise la COP24 (dans un silence relatif) et où les citoyens marchent régulièrement pour le climat. Surfrider l’espère.

Participer à la campagne ne prend que quelques minutes ; rendez-vous sur la plateforme Voice for the ocean


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