EN BREF – Depuis fin septembre 2018, le site Transiscope répertorie des adresses  locales alternatives et solidaires près de chez vous. Des lieux pour acheter bio, réparer son PC abîmé, mais aussi afin de s’investir pour les personnes dans le besoin…

Il y avait déjà la carte de France Bleu, ou, encore, de Yes we green. On trouve désormais Transiscope répertoriant des milliers d’alternatives au niveau local pour consommer différemment. Vous voulez éviter les grandes surfaces ? Transiscope est là pour vous. Les initiatives citoyennes, qui se veulent indépendantes de toute administration, de tout parti politique, répondent au défi du dérèglement climatique, mais aussi aux enjeux solidaires ou sociaux. Elles sont rangées en différentes thématiques. Alimentation, culture, éducation, énergie, protection de la biodiversité, habitat, mobilité, déplacement : les porteurs du projet ont voulu mettre en place une carte de France qui traite de tous les sujets.

On y trouve les adresses des magasins Biocoop, de La vie claire, de Bio c’bon, la chaîne alimentaire spécialisée dans le vrac Day by Day, les lieux de rendez-vous pour les amap et la Ruche qui dit oui. Sur la carte, aussi, des lieux culturels comme des cinémas indépendants ou des boutiques de livres d’occasion, mais aussi de quoi louer des vélos en libre-service, des organismes pour permettre aux jeunes travailleurs de se loger décemment (résidences sociales), des lieux de vente de bois et de matériaux écologiques, etc. On peut savoir, en outre, où se trouvent les commerces qui proposent les achats en monnaie locale et citoyenne (l’élef, à Chambéry, le sou mayennais, le florin à Nancy, l’abeille en Lot-et-Garonne, par exemple). Sans oublier les recycleries près de chez vous et les locaux d’associations qui accueille des migrants.

Rendre les initiatives visibles

Ils sont réunis au sein d’une association « de fait » (non déclarée), qui rassemble une batterie d’associations et de structures qui veulent bâtir un monde plus écologique, plus sociale et plus solidaire. Alternativa, Cap ou pas cap, Mouvement utopia, Le mouvement de l’économie solidaire, Assemblée virtuelle, WARN, et encore CRID font partie du mouvement, et chacun a mis sur la table ses propres données, libres et publiques.

La carte est également participative, chacun peut apporter sa contribution. Comment ça marche ? On peut s’y prendre de deux manières : soit on propose une adresse sur le site du partenaire Cap ou pas cap. Soit sur celui (également une carte collaborative) de Près de chez vous, projet vieux d’une décennie porté par le Mouvement Colibri, l’annuaire pour consommer autrement Le marché citoyen ainsi que par l’association Open Atlas, promouvant l’échange en vue de développer des projets d’intérêt général. Et c’est bien là que réside l’idée de Transiscope : « La carte nous permet d’accélérer la mise en réseau et les synergies entre les initiatives, les rendre du coup plus visibles », explique Sebastian Castro, dans l’équipe bénévole de Transiscope. Qui n’attend qu’une chose : que l’initiative grandisse et intéresse de plus en plus de citoyens, prêts à se bouger.


Commentaires