INITIATIVE – Des jeunes mineurs isolés d’Ile-de-France ont monté un projet mêlant textes et photos, avec l’association ASMIE, pour alerter sur leur sort.

Les mineurs isolés étrangers (MIE) sont des jeunes migrants venus majoritairement d’Afrique, sans leur famille, dans une grande précarité, et éprouvant de grandes difficultés liées à leur statut juridique. Nombre d’entre eux peinent à faire reconnaître leur minorité et leur situation, et ne sont donc pas pris en charge, comme la loi le voudrait, par l’Aide sociale à l’enfance (ASE). On ne sait pas exactement combien de jeunes sont ainsi livrés à eux-mêmes. Certains sont hébergés en hôtels pendant les procédures, d’autres sont complètement à la rue.

À Paris, depuis deux ans, l’Association de solidarité avec les mineurs isolés étrangers (ASMIE) réunit des jeunes mineurs non scolarisés autour d’activités culturelles et sportives, et leur propose des cours de maths, de français, de cuisine et d’art plastique. Cela leur permet d’égayer leur quotidien, de nouer des amitiés, d’apprendre différents codes culturels, mais également de faire entendre leur voix notamment par le biais d’une chaîne Youtube. L’ASMIE indique avoir accompagné près de 300 jeunes depuis ses débuts.

Ces derniers mois, un groupe de jeunes a travaillé sur un projet mêlant photos, textes et audio témoignant de leur sort. Ce travail été présenté en octobre au Musée national de l’histoire de l’immigration dans le cadre de l’événement « Welcome ! » dédié à l’hospitalité. Les jeunes sont également intervenus dans une antenne de l’université La Sorbonne, le 20 novembre, à l’occasion de la Journée internationale des droits de l’enfant et espèrent avoir d’autres occasions de faire passer leur message dans les prochaines semaines.

Voici quelques extraits de ce projet comportant, en tout, une quarantaine de photos :

La page Facebook de l’ASMIE


Commentaires