IMPACT DURABLE – Ce mois-ci, UP le mag, en partenariat avec Up Campus et la Mairie de Paris, vous propose de découvrir comment consommer responsable.

Depuis deux ans, Yohan, 29 ans, essaye de moins jeter. Ce Parisien nous explique comment il tend au zéro déchet et pourquoi il a sauté le pas.

UP le mag : Qu’est-ce qui t’a poussé à modifier certains de tes comportements pour réduire ta consommation de déchets ?

Yohan : J’ai du mal à donner un moment précis. Cela a été progressif et concomitant avec une prise de conscience écologique globale, qui m’a aussi amené à changer de régime alimentaire – c’est là que je suis devenu végétarien. Je dirais que tout a commencé il y a deux ans et demi. Des lectures m’ont fait prendre conscience de mon bilan carbone et plus largement de mon poids écologique pour la société et comment travailler mes comportements en général pour alléger ce poids.

J’ai lu au départ Faut-il manger les animaux ? de Jonathan Safran Foer, visionné des vidéos sur les thèmes du zéro déchet, assisté à des conférences, lu des articles…

Quelles ont été tes premières décisions ?

D’abord, j’ai agi dans la salle de bain. Je suis passé au savon en pain et au shampoing solide, j’ai pris une brosse à dent en bois.

De manière générale, j’ai également viré le plastique. J’allais déjà souvent au marché pour mes courses en fruits et légumes, et j’ai accentué cette démarche en utilisant des sacs réutilisables. En outre, je me suis mis au vrac pour les produits d’épicerie (pâte, riz, lentille, etc), ainsi que pour les produits récurrents. Je range les huiles dans des bouteilles réutilisables. Assez rapidement, j’ai fabriqué ma propre lessive, ce qui est très facile et évite beaucoup de déchets.

Comment faire en dehors de chez soi, et notamment au travail ?

Au travail, je ne veux plus prendre de café dans une machine à capsule, je bois mes boissons chaudes dans un mug et non dans un gobelet. Je me prépare davantage à manger pour ne plus acheter des plats et de la nourriture à emporter au quotidien – c’est souvent empaquetés dans du plastique. A des événements, si on me tend un gobelet en plastique, je demande si je peux prendre un verre… que je lave en fin d’utilisation. C’est normal : souvent, les gens utilisent les gobelets pour éviter de laver des tonnes de verres.

Comment ta démarche est-elle perçue par tes collègues ? Est-ce qu’elle crée des émules ?

J’essaye d’intégrer la logique zéro déchet au boulot, ça fonctionne à l’échelle de mon équipe… Je suis en train de pousser (et normalement ça devrait se faire) un welcome kit qui intègre un mug pour que les gens abandonnent les tasses jetables, et le “cadeau” de notre séminaire de direction de l’année prochaine sera une gourde… A voir, après, si elle est utilisée, mais ça s’accompagne d’autres points, notamment pousser en interne la création de davantage de points d’accès à l’eau, etc.

Dans quels domaines penses-tu pouvoir t’améliorer ?

Il y a des produits surtout ménagers que j’aimerais faire moi-même : le produit vaisselle, le produit du lave-vaisselle, le dentifrice – même si j’ai déjà essayé, pour l’instant, c’est sans grand succès.

Je peux aussi progresser lors de mes courses. En me procurant davantage de contenants quand je vais acheter des pâtisseries ou du fromage, par exemple !

Il faut que j’intègre davantage dans ma logique la question de la réparation des vêtements ! Même si je consomme assez modérément, je n’ai pas encore totalement le réflexe de la réparation (même si j’essaye !).

On a toujours une marge de progression. Je peux aussi acheter davantage en vrac, certains produits sont disponible, mais je ne suis pas encore allé aux bons endroits (pour du vinaigre blanc, en particulier).

On progresse avec ses proches, d’ailleurs. Un environnement favorable facilite grandement une bonne évolution sur ces thématiques…

Ne manquez pas notre UP Conférences sur le thème de la consommation responsable !

Quand ? Lundi 19 novembre à 19h15

 Où ? A la Mairie du 2ème arrondissement, 8 rue de la banque 75002 Paris 

Nos invités :

– Anémone Beres, ENVIE organisateur du Green Friday

– Béatrice Bellini, Chercheuse sur la consommation responsable

– Mathieu Taugourdeau, Altermundi

– Samuel Sauvage, Président de HOP

En présence d’Antoinette Guhl, Adjointe à la Maire de Paris en charge de l’économie circulaire, l’économie sociale et solidaire et l’innovation sociale.


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