SOUS L’ÉTIQUETTE – L’association Foodwatch dénonce, avec 10 exemples à l’appui, les étiquettes trompeuses de certains aliments souvent utilisés dans les salades.

Apéros, barbecues, pique-niques… la période estivale est plus favorable aux salades qu’aux raclettes. Mais cela ne veut pas forcément dire qu’on mange plus sainement. Tout dépend de ce que l’on met dans nos assiettes. L’association Foodwatch, qui s’est fait une spécialité dans la dénonciation des pratiques douteuses des industriels, vient de le rappeler en dénonçant « 10 arnaques sur l’étiquette ».

Dans les exemples qu’elle met en avant, l’origine des produits ou leur composition sont masquées par des affirmations trompeuses. Ainsi, un « melon charentais » ne vient pas forcément de France car il s’agit simplement d’une appellation commerciale, rappelle l’association, qui conseille de se référer à la mention d’origine sur les affichages.

« Préparés en France », produits ailleurs

Foodwatch pointe aussi du doigt les « Olives vertes dénoyautées provençales – Tropic Apéro », dont l’emballage laisse penser que tous les produits sont issus de Provence, alors qu’en réalité 83 % des olives sont importées. Même chose pour les « Crudités Mélangées – Florette » sur lesquelles est inscrit « préparées en France », avec un petit drapeau français, alors que les légumes n’ont pas forcément été cueillis en France.

Autre exemple qui prouve qu’il est important de consulter les étiquettes dans le détail : les « Allumettes fumées – Fleury Michon Bio » contiennent du nitrite de sodium, « un additif autorisé dans le bio, mais controversé pour ses effets sur la santé », selon l’association.

Une pétition contre ces astuces marketing

Pour dénoncer ces pratiques qui sont légales, mais peu honnêtes, Foodwatch a lancé une pétition autour d’un produit emblématique : le surimi « Suprêmes au goût frais de Homard » de Coraya, qui ne comprend pas une trace de l’animal, ni même sous forme d’arôme.

Pour éviter les déconvenues, sur l’origine et les bienfaits des produits, on conseille surtout de faire appel aux circuits-courts. Passer par une AMAP, un marché local, ou une plateforme comme La Ruche Qui dit Oui ou Kelbongoo, permet d’être en contact avec les producteurs, et donc d’être mieux informé sur les produits, tout en contribuant à une économie locale.


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