Le festival We Love Green  accueille chaque année la crème de la pop internationale. Mais on sait moins que son côté « green » a vraiment du sens. Nous sommes allés le vérifier lors de cette septième édition du festival francilien.

Comment accueillir des milliers de festivaliers pendant deux jours, sur un site naturel (le parc de Vincennes, à deux pas de la capitale), sans impacter négativement l’environnement ? C’est la difficile équation que tente de résoudre chaque année le festival We Love Green. Né de la volonté d’accueillir des stars de la musique internationale peu présentes en France, l’événement s’est aussi développé avec pour objectif de repenser le fonctionnement d’un festival géant, et le rendre plus durable.

Dès l’entrée, on trouve une grande banderole listant les « actions éco-responsables » présentes sur place. Transport, déchets, alimentation, eau, tout est pensé pour atténuer l’empreinte écologique. Mais avec une demi-douzaine de scènes, crachant en permanence des tonnes de mégawatts sonores et shows lumineux de circonstance, la note énergétique est forcément salée.

Les organisateurs se vantent pourtant d’utiliser 100 % d’énergies renouvelables, grâce à des générateurs à huile végétale. La scène Think Tank, qui accueillait des conférences sur le thème de l’écologie tout au long du festival, est pour sa part entièrement alimentée par des panneaux solaires, visibles à ses côtés. Nous sommes d’ailleurs allés à la rencontre des entrepreneurs durables, qui présentaient leurs innovations dans la zone « pépinière » (à retrouver sur notre page Facebook).

Un fonctionnement vertueux, en lien avec des acteurs locaux de l’environnement

We Love Green profite de l’environnement local pour mettre en place ses engagements. Pas de parking disponible sur le site par exemple, pour promouvoir les transports en commun.

Le festival écolo We Love Green accueille chaque année, dans un cadre éco-responsable et durable, des artistes du monde entier.Du côté de la gestion des déchets, la vaisselle des nombreux stands de restauration est entièrement compostable et compostée. Dans le même genre, les biodéchets, aussi alimentés par les toilettes sèches, sont valorisés en biogaz, tandis que l’urine des festivaliers est récupérée pour être changée en fertilisant agricole (regardez l’image ci-contre).

Si on peut douter qu’un grand rendez-vous du genre soit sans aucun impact sur l’environnement, il faut admettre que We Love Green, festival pionnier en la matière, s’astreint au maximum pour rentrer dans les standards du développement durable.

Cette année, la programmation s’est aussi parée d’une green touch, avec la présence de Björk. En exclusivité dans un festival français cet été, l’Islandaise sensibilise depuis ses débuts ses auditeurs à la défense de l’environnement. Son arrivée sur scène s’est d’ailleurs faite par la projection d’un récit onirique liant son univers fantastique à des considérations écolos, le tout dans un décor forestier complétement dans le thème. Ce qui n’est pas sans rappeler son dernier album, Utopia, dans lequel elle met en scène un monde où la nature a retrouvé ses droits. We Love Green n’a plus qu’à s’en inspirer, pour une édition 2019 vraiment toute verte !


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