Le Français Benoît Lecomte est parti, dans la nuit de lundi à mardi 5 juin, de la baie du Tokyo, avec pour objectif d’arriver à San Francisco, en nageant. Au-delà du défi sportif, cette traversée doit permettre de mener des recherches liées à l’océan, notamment sur des questions environnementales.

8 800 kilomètres. C’est la distance que le Français Benoît Lecomte, 49 ans, s’apprête à parcourir, à la nage. Vingt-ans après avoir été le premier homme à traverser l’Atlantique à la nage sans planche en 1998, il s’attaque à un nouveau défi intitulé The Swim, la traversée du Pacifique. Concrètement, il est prévu que Benoît Lecomte nage 8 heures, quotidiennement, pendant 180 jours, à une vitesse de 4,7 km/h en moyenne. Il sera accompagné de six membres d’équipage à bord d’un voilier d’escorte. Chaque soir, il remontera à bord du voilier pour se reposer et manger. Sa position GPS sera enregistrée pour repartir exactement du même endroit le lendemain. Des médecins et des experts suivront sa condition physique à distance. Côté équipement, il portera une combinaison, des palmes et un masque, mais aussi un bracelet anti-requin et un capteur électro-cardiogramme.

Il traverse le Pacifique à la nage, un défi pour la science

Crédit : Ben Lecomte – The Swim

Des recherches océaniques et médicales

Benoît Lecomte, qui prépare cette expédition depuis 4 ans, est également directeur associé du pôle développement durable chez Progea, une entreprise mondiale de conseil en développement durable et environnemental. Pour lui, cette expédition a aussi une visée scientifique. Tout au long du voyage, sous la direction de 12 scientifiques dont ceux de la NASA et de l’Institut océanique de Woods Hole, l’équipage va réaliser des recherches océaniques et médicales.

Sur le bateau qui accompagnera le nageur, appelé Discover, une équipe sera chargée de faire des relevés scientifiques. La traversée du vortex de déchets du Pacifique Nord, notamment, sera l’occasion de collecter des informations sur la manière dont ce qu’on appelle aussi le « continent de plastique » affecte la vie océanique et terrestre. Il sera aussi question de s’intéresser aux particules radioactives libérées lors de l’accident nucléaire de Fukushima Daichi en 2011 et qui se répandent dans l’océan, et ce, grâce à un nouveau prototype de filtre qui sera fixé sur une jambe du nageur.

Les personnes intéressées par cette expédition pourront suivre l’avancée du nageur en temps réel sur une carte interactive, et prendre de ses nouvelles via sa page Facebook. La plateforme Seeker, qui porte le projet, relatera également cette traversée.


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