EN BREF – Selon l’Organisation internationale du travail (OIT), sauvegarder la biodiversité permet de lutter contre le chômage dans le monde.

L’Organisation internationale du travail explique qu’en France, 2,1 millions de postes, soit 8 % de l’emploi total, « dépendent directement de la gestion efficace et de la durabilité d’un environnement sain ». Dans le détail, 42 000 emplois pourraient, d’après l’agence onusienne, disparaître dans les prochaines années dans le secteur de l’énergie, mais ce sera compensé par des créations dans la filière de la construction (86 500 emplois), du secteur manufacturier (33 400) et des services (32 000).

La dynamique est la même au niveau mondial, selon l’étude Emploi et questions sociales dans le monde 2018 : Une économie verte et créatrice d’emploi.

Actuellement, 1,2 milliard d’emplois sont dédiés à la “gestion saine et durable de l’environnement“, en particulier dans l’agriculture, la pêche et la sylviculture (via la purification de l’air et de l’eau, le renouvellement et la fertilisation des sols, la pollinisation, la lutte contre les parasites, la protection contre les tempêtes ou les inondations et les vents violents).

“Surmonter la pauvreté” grâce à l’économie verte

Le développement de l’économie circulaire va contribuer à créer 6 millions d’emplois dans le monde. Et ce, grâce à la réutilisation, le recyclage, la remise à neuf et la réparation des biens. De manière générale, l’adoption à venir de pratiques durables dans le domaine énergétique (pour booster le renouvelable), l’automobile (la production de voitures électriques) ou encore dans le bâtiment, devrait engendrer la création nette de 18 millions d’emploi dans les pays du monde. En fait, c’est 24 millions d’emplois qui seront créés, mais il ne faut pas oublier la perte de 6 millions d’emplois (notamment dans le secteur de l’extraction pétrolière et du raffinage), selon l’OIT.

« L’économie verte peut permettre à des millions de personnes supplémentaires de surmonter la pauvreté et offrir de meilleures conditions de vie à cette génération et aux suivantes, explique la directrice générale adjointe de l’OIT, Deborah Greenfield. C’est un message positif, porteur d’espoir dans un monde aux choix complexes. »


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