EN BREF – L’entreprise Gobee.bike a annoncé la fin de son service en France en raison des dégradations sur ses vélos. Fallait-il s’y attendre ?

« Il nous a été difficile d’admettre qu’une génération d’individus pouvait mettre à mal ce projet si prometteur. Aujourd’hui (…) nous sommes (…) contraints de mettre fin à notre service au niveau national », a écrit Gobee.bike, dans un communiqué. L’entreprise hongkongaise a choisi de retirer ses vélos en libre-service en France, à partir du 24 février 2018. Pour rappel, il s’agit de vélos prévus pour être enfourchés et déposés où l’utilisateur le souhaite grâce à un système de cadenas électroniques contrôlables via smartphone.

Après avoir déjà mis fin à ses activités, en janvier, à Lille, Reims et Bruxelles, l’entreprise n’a donc pas pu poursuivre l’aventure à Paris. Elle tire sa révérence avec un bilan regrettable. « En France, ce sont près de 3 200 vélos dégradés, plus d’un millier de vélos volés ou privatisés, 280 dépôts de plainte enregistrés auprès des services de police et près de 6 500 interventions réalisées par nos agents de terrain et nos partenaires de réparation », écrit-elle dans un communiqué.

Une situation semblable chez nos voisins

Sur les réseaux sociaux, de nombreux internautes ont regretté ce départ en pointant du doigt le manque de civisme des Français. Pour autant, il faut noter que l’entreprise a également quitté la Belgique et l’Italie. De plus, même si cela n’excuse pas les dégradations, plusieurs utilisateurs ont signalé que les vélos étaient particulièrement fragiles.

Enfin, comme nous le notions dans notre article, le nombre élevé d’entreprises de vélos en « free floating » arrivées au même moment en France laissait présager des départs. Ces vélos, proposés à des prix très attractifs (en moyenne 50 centimes la demi-heure), ne sont rentables que s’ils sont beaucoup utilisés, ce que la concurrence, ajoutée aux dégradations (volontaires ou non), rend plus difficile. Avant d’aller trop vite en besogne avec les critiques sur le manque de confiance en France,  laissons une chance aux autres marques de prouver le contraire.


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