AU CINÉ – On a vu le documentaire australien Sugarland. Actuellement dans les salles, le film confirme les ravages d’une consommation excessive de sucre sur l’organisme. Pendant deux mois, le réalisateur, qui faisait attention à son alimentation, en consomme matin, midi et soir, en grande quantité. Et pas qu’au dessert. Le résultat est inquiétant !

Commençons par une petite devinette : et si, dans le supermarché, on enlevait tous les produits sucrés, que resterait-il ? Eh bien, pas grand-chose ! Les sucres sont partout, et on ne s’en rend plus vraiment compte. Dans le documentaire Sugarland, actuellement dans les salles de ciné en France, mais sorti en 2015 en Australie, le vidéaste australien Damon Gameau dénonce les ravages de l’ingrédient, contesté mais, en même temps, adoré. Au quotidien, chaque Australien ingurgite en effet l’équivalent de “40 cuillères à café de sucre” (160 grammes environ). Le film entend rappeler que le sucre peut être à l’origine du déclenchement de nombreuses maladies notamment du cœur et du foie. Le narrateur démontre que, comme l’industrie du tabac, l’industrie agro-alimentaire “paye des scientifiques pour qu’ils publient des études qui vont dans leur sens, dénigrent ceux qui disent des choses opposées“. Poursuivre le business, coûte que coûte…

Pour en avoir le cœur net, le réalisateur, qui est le narrateur principal, tente une expérience. Lui qui ne mangeait jamais de sucre, ou très peu, se met à en consommer pendant plusieurs semaines pour voir les effets – néfastes – sur son organisme en compagnie de différents nutritionnistes et de médecins. Il oublie légumes et produits sains, opte pour des sauces, des pains à burger, des céréales bien sucrés… On le voit aussi se verser de l’eau dans laquelle il ajoute des morceaux de sucre pour remplacer le soda, ou déguster des sandwichs… aux morceaux de sucre croquants ! Bref, il prend du poids, s’engraisse, abîme son foie.

Du sucré comme dans le film sugarland

Moins de patience, moins concentré

Grâce à des effets spéciaux, on voit le personnage… rentrer dans une narine, puis dans le cerveau et le système digestif pour comprendre ce que le sucre provoque dans le corps d’un individu. La glycémie, soit le taux de glucose dans le sang, augmente, ce qui libère de l’insuline, à l’origine d’un pic de concentration ou de bien-être. La personne ressent l’énergie en elle, mais ça ne dure qu’un temps, et le manque commence sous peu à se faire sentir. Le narrateur observe chez lui un « état de léthargie ». D’où les troubles de l’humeur que Damon expérimente. « Je suis loin d’être aussi efficace qu’avant. J’ai moins de patience. Je suis épuisé. Et je crois que les gens vivent ainsi », confie-t-il durant le documentaire, qui reste tout de même assez drôle, grâce à l’humour du metteur en scène.

Pour lui, au bout de l’expérience, sa santé a décliné, il a pris du ventre… Tout est allé très vite. Pour Damon, il est temps de reprendre une vie plus douce, et de consommer moins de sucre. C’est dur pendant quelques jours, le réalisateur affirme qu’il et devenu accroc, mais rien de grave. Il retrouve rapidement la forme qu’il avait avant le test. Et c’est sur cette note positive que le documentaire se termine…


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