EN BREF – De nombreuses écoles ont été conçues sur des sites pollués par d’anciennes usines. Certains établissements ont été déclarés “à risque” et la présence des enfants y est dangereuse.

C’est le passé industriel de la France qui resurgit, et ce n’est pas toujours très gai. Bien au contraire. Plus de 2 000 crèches ou écoles se sont construites sur des sites ayant accueillis d’anciennes usines qui ont pollué les sols. Hydrocarbures, plomb, solvants chlorés… Les enfants, les professeurs et les voisins sont directement exposés, et cela dure parfois depuis des décennies.

Tel est le (triste) résultat d’une étude datant de 2015 et qui a été rendue publique deux ans plus tard par le ministère de la Transition écologique et solidaire. Comme le classement des établissements jugés sensibles (sur 66 000 établissements en tout) sur le territoire est passé inaperçu, l’association environnementaliste Robin des bois a essayé de le mettre en lumière pour lancer le débat en publiant des diagnostics qu’elle détenait.

Zones à risque

Certains sites sont sans souci (catégorie A), d’autres à surveiller (catégorie B), d’autres, encore, sont déclarés à « risque » (catégorie C) et nécessitent un réaménagement important du fait des dangers encourus par les personnes exposées : “Altérations possibles des gènes”, “maladies chroniques”… Ce n’est pas anodin, relèvent les médecins, qui parlent également de risques de cancers.  Une école de Vincennes dans le Val-de-Marne, classée en catégorie C, a d’ailleurs fermée en novembre dernier en catastrophe, créant un certain désarroi des parents des enfants scolarisés, surpris par la décision soudaine.

Une équipe d’Envoyé spécial de France 2 a frappé à la porte de quelques établissements « à risque » et suivi la mobilisation de familles directement touchées par la pollutions du sols, de Montreuil (Seine-Saint-Denis) à Vincennes (Val-de-Marne), en passant par Marseille.

Le replay du reportage est disponible encore jusqu’au 17 janvier et le site de Franceinfo a établi une carte interactive des établissements jugés sensibles.


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