EN BREF – La Fondation Brigitte Bardot vient de lancer une campagne choc pour dénoncer la maltraitance des animaux exploités pour leur fourrure. Dans une lettre ouverte, l’actrice interpelle le gouvernement et demande à la France d’agir.

«Je ne peux compter que sur l’opinion publique. Dans ma lettre ouverte, je mets en lumière tout ce que font les pays d’Europe pour les animaux. Tous font quelque chose, sauf la France qui est mon pays. Je suis connue dans le monde entier pour être la protectrice des animaux », a expliqué Brigitte Bardot dans une tribune publiée dans le journal Le Parisien ce mercredi 27 décembre. Dans sa  lettre ouverte, l’actrice  dénonce la maltraitance animale dans ses différentes formes : la chasse à cour, l’exploitation des animaux dans les cirques, mais aussi l’élevage des animaux pour leur fourrure. En novembre dernier, elle avait déjà rappelé le président Macron à ses engagements de campagne concernant de dossier de la chasse, dans cette lettre ouverte.

Une nouvelle campagne choc contre la fourrure 

L’affiche a été placardée sur un millier de panneaux en Ile-de-France. Elle invite les personnes à s’informer  sur le site www.jeneportepasdefourrure.com des conditions dans lesquelles sont produites les manteaux de fourrure. On y découvre que 150 millions d’animaux sont élevés et tués pour leur pelage dans le monde. Parmi eux, 5 millions d’animaux sauvages capturés dans la nature. La France compte actuellement 35 élevages d’animaux à fourrure : des visons, des lapins Orylag, des lapins Angora. 60 % des peaux sont exportées, le reste alimente le marché français du luxe. Brigitte Bardot demande aujourd’hui à la France de se positionner sur ce type d’exploitation créatrice selon elle de souffrances inutiles : “C’est scandaleux que mon pays ne fasse rien”, regrette-t-elle. En Europe, d’autres pays ont déjà choisi de renoncer à l’exploitation et la commercialisation de peaux d’animaux. C’est le cas de la Grande-Bretagne qui a interdit depuis 2003 tout élevage pour la production de fourrure sur son territoire. Aux Pays-Bas, le Parlement  a voté l’interdiction d’élever des visons pour leur fourrure, en 2013.  160 exploitations encore en activité ont jusqu’en 2024 pour se reconvertir. Enfin, la République Tchèque a décidé d’appliquer une loi similaire à partir de janvier 2019.


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