Le Black Friday, c’est ce 24 novembre. De nombreuses voix s’élèvent pour appeler à boycotter cette opération commerciale venue tout droit des États-Unis et qui pousse, selon Zero Waste France, à la “surconsommation”

En 2016, selon une étude de Toluna Thoughts, citée par Le Figaro, 15 millions de Français ont participé au Black Friday. Or, écrit Zéro Waste France, l’opération commerciale d’origine américaine « ne fait pas que des adeptes ». Selon l’association, le Black Friday pousse à surconsommation. “Pas la peine d’en rajouter, écrit-elle sur Facebook, nous utilisons déjà trois fois plus de ressources que ce que la planète peut nous offrir. ” Et il convient de toute manière de relativiser : « Les promotions mirobolantes du Black Friday ne correspondent en fait qu’à des réductions de 2 % en moyenne (selon une étude d’UFC-que-choisir) », relève Zero Waste France, qui a lancé un event Facebook pour protester : plus de 1 000 personnes déclarent déjà participer ce vendredi au boycott.

L’enseigne de meubles en ligne la Camif, elle aussi, refuse le Black Friday : ce vendredi 24 novembre, son site de vente sera fermé. « En nous privant de transactions le 24 novembre, nous tirons un trait sur 1 % du chiffre d’affaires annuel », calcule, sur Le Figaro, Emery Jacquillat, le PDG de la Camif. À la place, pour « offrir une pause à la planète », comme il dit sur le site Challenges, les collaborateurs vont « donner du temps à des associations et mettre en lumière les alternatives : à la Maison du Zéro Déchet à Paris, pour lutter contre le gaspillage, chez Emmaüs Défi, pour aider à la réinsertion et donner une deuxième vie aux meubles, dans une ressourcerie pour développer l’économie circulaire ; chez Envie à Angers, association d’insertion spécialisée dans la collecte, le traitement, la réparation et le recyclage d’appareils électroménager ».

“Un signal fort !”

Envie, le réseau pro-économie circulaire, de son côté, appelle à la « désobéissance » : “Contre cette frénésie du tout jetable, les 45 magasins du réseau Envie vont sensibiliser les Français à un autre mode de consommation, celui où les appareils sont réparés, revendus, recyclés. Les magasins vont ouvrir leurs ateliers au grand public et dispenser des conseils pour réparer les objets, certains vont proposer des ‘bons d’achat à vie’ ou des réparations gratuites pour montrer que les appareils sont plus réparables que ce que l’on ne croit“, détaille Anémone Berès, la présidente du réseau, sur le site du Figaro. Envie propose un green friday. Découvrez le programme complet ici.

Pour Flore Berlingen, directrice de Zero Waste France, tout ceci “un signal fort, cela veut dire que l’on peut être entrepreneur ou commerçant, et construire son activité économique sur d’autres bases que celle de la surconsommation“.


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