INITIATIVE LOCALE – Avec leur projet Hélicity, des étudiants à l’École des Métiers de l’Environnement de Bruz, en Ille-et-Vilaine, sont en train de réaliser un logement où quatre d’entre eux vont vivre.

« Tout est parti de notre insatisfaction concernant nos propres logement étudiants quand nous étions en première année de prépa, raconte Pierre Lumalé, président de l’association à l’origine du projet Hélicity. Certains étaient en colocation ou chez l’habitant, manquant un peu d’intimité, d’autres au contraire se sentaient un peu seuls dans un petit espace. Alors, nous nous sommes réunis à sept pour imaginer le logement parfait », explique-t-il. C’était il y a deux ans.

Aujourd’hui, le fameux logement idéal, prévu pour quatre personnes est dressé sur le campus de leur école à Bruz, près de Rennes. Il sera bientôt habitable, après un chantier d’un peu plus de trois mois. Le résultat d’un long travail, qu’ils ont pris soin de confronter à différents acteurs de leur territoire au fil de son évolution. Il leur a aussi fallu trouver des entreprises partenaires pour acquérir des connaissances en construction, et consolider un budget. « Nous avons voulu prouver qu’on pouvait construire un logement avec le même budget qu’une location, c’est-à-dire une dépense d’environ 400 euros par mois, pendant 5 ans, soit environ 25 000 euros par personne », affirme Pierre Lumalé.

Une « maison passive »

Trois des étudiants ingénieurs à l’origine du projet, dont Pierre, ont investi dans Hélicity et s’y installeront à partir de la mi-novembre, en compagnie d’une autre étudiant ou d’une étudiante en location. Concrètement, il s’agit de deux bâtiments en forme de U, avec les avantages, mais sans les défauts, d’une colocation : des salles de bains privatives, pour plus d’intimité, mais une cuisine commune, pour plus de convivialité. Et pour plus d’économie et d’écologie, il s’agit d’une « maison passive », c’est-à-dire qui ne nécessite pas l’installation d’un chauffage central. Grâce aux isolations, la chaleur du soleil et celle dégagée par les occupants ainsi que leurs appareils électroniques suffiront.

Cette « maison du futur » ne repose pas sur des fondations en béton et est donc entièrement démontable. Selon Pierre Lumalé, c’est l’utilisation de matériaux tels que le bois qui permet au bâtiment d’avoir autant d’atouts. Pour lui, c’est clairement l’avenir. Dans cinq ans, les jeunes étudiants devront rendre le terrain sur lequel ils se sont installés, en l’état, puisqu’ils le louent actuellement à Rennes Métropole. Cela leur laisse de temps de voir comment développer Hélicity, et pourquoi pas, le reproduire ailleurs.


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