EN BREF – La licence accordée au glyphosate, la molécule controversée et jugée comme cancérigène par le Centre international de recherche sur le cancer, expire en décembre 2017. Les représentants des États membres de l’Ue et de la Commission européenne doivent voter pour ou contre la prolongation. La France assure vouloir en finir avec ce produit.

Les États membres de l’Union européenne devaient se prononcer sur la prolongation, ou non, de la licence accordée au glyphosate, la molécule présente dans des herbicides utilisés par de nombreux agriculteurs. Et, en particulier, dans le produit mis au point par Mosanto, le Roundup®.

Le rendez-vous avait été pris pour le 25 octobre, mais, le jour J, l’entrevue a été repoussée à une date ultérieure (et non communiquée) par la Commission européenne. Celle-ci entend « réfléchir » après avoir pris note des positions de certaines délégations. Le produit, dont la licence expire en décembre 2017, est jugé comme dangereux, nocif. Et c’est ce qu’a rappelé Marie-Monique Robin, auteure du documentaire Le roundup face à ses juges, que nous avions chroniqué.

La France dit “non”

Il faut une majorité qualifiée – 55 % des États membres représentant 65 % de la population – pour accepter ou rejeter la proposition de la Commission. La France a promis de dire « non » à ce produit. Stéphane Travert, le ministre de l’Agriculture, l’a confirmé, le 25 octobre sur France Inter. Nicolas Hulot (Transition écologique) souhaite une interdiction progressive de la molécule – d’ici 2020.

La position de la France diffère de celle du Parlement européen, qui, le 24 octobre, s’est exprimé, lors d’un vote de ces membres, pour une interdiction du glyphosate dans cinq ans pour laisser le temps aux utilisateurs d’adopter des alternatives à cet herbicide.


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