INITIATIVE LOCALE – La première édition du festival Maths en ville se tiendra à Saint-Denis du 19 au 21 octobre 2017. Au programme : spectacles et animations pour rendre les maths plus accessibles.

Depuis quatre années, la compagnie de théâtre Terraquée distille des savoirs mathématiques au cours d’ateliers, d’animations et de spectacles. Un mélange des genres qui ne doit rien au hasard… « Mon compagnon, François Perrin, est agrégé de maths et normalien, mais comédien de profession. Un jour on s’est dit :’Et si on faisait des maths en spectacle », explique Meriem Zoghlami, chanteuse et comédienne.

Cette année, Meriem et sa compagnie se sont lancé un nouveau défi : créer un festival autour des maths, dans leur ville, Saint-Denis, en région parisienne, en réunissant différents acteurs et lieux. Sur trois jours, plusieurs ateliers, spectacles et animations mettront les chiffres à l’honneur. Il y aura notamment une rencontre avec le youtubeur matheux Mickaël Launay, un spectacle autour de l’histoire et de la forme du ballon par la compagnie Terraquée, ou encore la construction d’un polyèdre géant avec l’association Science ouverte.

Affiche du festival  Crédit : Solène Besnard – www.solenebesnard.com

Offrir une vision moins technique et moins scolaire

La programmation se veut grand public et familiale. « Nos animations peuvent interpeller à tous les âges à partir de 8 ans, car il y a plusieurs niveaux de lecture. Le but est vraiment de faire venir les maths dans notre cadre de vie, dans la ville. Il existe déjà des événements autour des mathématiques, comme des colloques, mais ça attire surtout des spécialistes, tandis que nous voulons distiller des maths dans la vie quotidienne. Car les maths, c’est aussi de la culture, ce n’est pas uniquement une question technique ou scolaire », affirme Meriem.

« On entend souvent dire qu’il y a des familles de matheux et d’autres non, mais, moi, je pense que ça relève du fantasme. Les maths ne sont pas génétiques ! Par contre, quand les parents se crispent à l’entente du mot “maths”, les enfants le reproduisent plus facilement. Donc le but, c’est de détendre les gens, qu’il n’y ait pas d’enjeux. Nous essayons d’offrir une vision moins abstraite, plus quotidienne et ludique des maths », ajoute-t-elle. Avec cette première édition, le but est « d’initier un mouvement », affirme Meriem, qui espère déjà pouvoir rééditer l’an prochain, avec plus de partenaires et de lieux.


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