INITIATIVE LOCALE  – Née en 2005, l’association lyonnaise Anciela accompagne les citoyens porteurs de projets solidaires et écologiques. Elle vient de publier un guide répertoriant les associations et les collectifs qui s’engagent dans la capitale des Gones et aux alentours.

Envie de sauter le pas à Lyon ? Et de lancer un projet citoyen ? Anciela, officiellement née en 2005, incite les plus motivés à monter les initiatives de leur choix et à s’engager. Pour les mettre sur la (bonne) voie,  et aider le plus grand nombre à avoir une visibilité de ce qui se fait sur le territoire, l’association a publié, le 21 septembre, un guide de 356 pages répertoriant plus de 700 initiatives. Et  ce, dans plusieurs thématiques.

Vous voulez rejoindre une équipe s’occupant d’un jardin partagé ? Ouvrir une brasserie locale pour faire votre bière locale ? Retaper votre vélo dans un garage d’auto-réparation ou découvrir des crèches associatives pour vos bambins ? Mais encore des épiceries sociales et solidaires ? Biodiversité, déchets, Do it yourself, alimentation durable, solidarité, recyclerie, action sociale, énergie, citoyenneté et démocratie…  Plus rien ne pourra vous échapper pour prendre les contacts et frapper à la porte des structures associatives en fonction de vos envies et besoins.

Pépinières d’initiatives citoyennes

Et ce n’est pas tout. Dans ce guide ne figure pas uniquement les adresses et les coordonnées des établissements et des projets. L’équipe d’Anciela, bien qu’elle alimente un site web, Agir à Lyon, permettant de revenir sur l’actualité chaude des associations, publie quelques articles. But de l’opération : présenter des lieux à fort impact comme le bar fédérateur dans le quartier de la Guillotière Les Clameurs, où l’on peut déguster des plats fait maison et bio, mais également travailler en groupe. On peut aussi découvrir, par exemple, VegOresto, une initiative de L214 pour trouver des spots vegan et, accessoirement, impliquer les restaurateurs dans le but qu’ils proposent, dans leur menu, une alternative végétale.

Ouvrir des portes, mettre en relation  des porteurs de projets, c’est ce qu’essaye de faire Anciela et son co-fondateur Martin Durigneux, dont le projet est né quand il était à la fac de Science Po Lyon. Son projet a bien mûri depuis. Outre le guide, Anciela, fort de sa centaine de bénévoles dont une petite dizaine de personnes actives (parmi lesquelles  5 permanent(e)s salarié(e)s), soutient et accompagne des porteurs de projets à tous les niveaux, tant pour construire leur idée d’entreprendre que pour la phase “structuration juridique”. Elle se dit « pépinière d’initiatives citoyennes pour une société plus juste et plus écologique » depuis 2014.

Anciela

Anciela a présenté son guide le vendredi 21 septembre 2017.

“Cela bouge à Lyon”

Depuis ces débuts, elle a suivi plus de 250 projets et une centaine sont accompagnées actuellement (gratuitement). Justement, le guide permet d’évoquer ces missions. Et c’est aussi pour cette raison qu’Anciela a choisi cette forme (la publication d’un fascicule) pour répertorier les (bonnes) adresses. On peut commander le guide en ligne, ainsi que dans 30 points de vente à Lyon et dans les alentours.

« De l’avoir entre les mains permet aux personnes de se rendre compte que cela bouge à Lyon », souligne Justine Swordy-Borie, bénévole de longue date et membre des rédacteurs. Pour preuve, chaque semaine, Anciela reçoit “quatre ou cinq” demandes d’accompagnement de porteurs de projet solidaire et/ou écologique. “Et il y en a de plus en plus“, souligne-t-elle.

L’association a pour but d’éditer un guide tous les deux ans, ce qui permet de rendre compte des évolutions et de la réalité sur le terrain. En 2015, un premier guide avait été imprimé et distribué à 6 500 exemplaires au tarif libre. En moyenne, les acheteurs avaient donné entre 5 et 10 euros, sachant que « le prix de revient était de 7 euros l’exemplaire », glisse Justine Swordie-Borie, en charge de la mobilisation citoyenne et de la communication. Rendez-vous en 2019, à la date de sortie de la troisième édition.

En attendant, Justine et ses camarades observent que leur initiative fait des émules : à Paris, l’association Asterya a été fondée en particulier pour recenser des projets franciliens dans un guide publié récemment…


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