DANS L’ACTU – La Terre a perdu 60 % de ses animaux sauvages depuis 1970, selon un rapport très alarmant de WWF, paru le 30 octobre. Que faire pour inverser cette courbe menaçante ?

Déforestation, perte d’habitat des animaux, urbanisation, agriculture intensive, appauvrissement des sols… Les raisons du déclin des animaux sauvages sont multiples et connues, explique WWF dans son rapport. Faut-il se résigner ? UP fait non de la tête, et répertorie des initiatives lancées ici ou là, sans oublier de mettre en avant des citoyens qui s’engagent. Zoom sur des actions qui peuvent être menées (presque toujours) au quotidien.

Vive la science participative !

Pour sauvegarder la faune, encore faut-il bien la connaître et, du coup, la recenser. De nombreux étudiants, notamment des naturalistes en herbe, organisent sur leur campus des ateliers pour découvrir faune et flore sur l’espace vert dont ils disposent pour leurs études (par exemple, les naturalistes en herbe du GNUM).

Des associations également organisent des promenades, y compris en ville, pour faire découvrir les espèces présentes sur les lieux visités.

Des applications mobiles existent pour recueillir vos trouvailles et découvrir les espèces qui nous entourent, comme NaturaList, de la Ligue de protection des animaux (qui fonctionne dans plusieurs pays). Les données peuvent se retrouver sur le site faunes-France. La base de données peut être alimentée par les informations recueillies par des associations locales partenaires. En outre, le jeu sur téléphone portable Biodiv Go, dont le nom fait écho au populaire Pokemon Go, a été imaginé pour chasser les animaux dans la rue. Et les inventorier.

Observer la nature, et la laisser “faire” et “agir”

Pour observer, découvrir la faune, on peut simplement entrer dans une forêt, dans une réserve naturelle et déconnecter.

Certains citoyens, afin dagrader (l’inverse de dégrader) le sol, veulent faire repousser des arbres. C’est le cas de deux Albigeois, qui ont décidé de lancer, à l’été 2018, une campagne de crowdfunding pour créer une forêt indigène dans le sud. Ils promettent un bois qui ne sera pas exploité par les humains.

D’autres favorisent la reproduction et l’implantation, au sein d’espaces naturels, d’une espèce de chevaux proche des équidés ancestraux sauvages : le tarpan, utilisé pour la gestion du sol.

Éviter de jeter des déchets dans la rue

Certains scientifiques parlent de septième continent pour montrer l’ampleur des dégâts. Les océans sont remplis de déchets en plastique, mais aussi de clopes. Une présence nocive pour les fonds marins et la biodiversité aquatique. Des initiatives voient le jour pour nettoyer les eaux et « rendre » un peu d’espace aux animaux qui injectent des éléments polluants.

D’autres s’activent un peu partout pour ramasser les mégots laissés sur la voie publique pour qu’ils ne se retrouvent pas dans les égouts puis, à terme, au fond de la mer. Des citoyens en tout genre sortent les gants pour nettoyer les rues (exemple lors de l’opération mondiale CleanUp Day). D’autres, sportifs, font du running en ramassant des déchets, on appelle ça du plogging.

Comprendre le rôle de notre alimentation

L’utilisation de produits chimiques dans l’agriculture intensive a des conséquences notamment sur la vie des insectes, des abeilles et des oiseaux. Elle a aussi comme effet d’appauvrir les sols et de terrasser la vie animale et végétale qui s’y trouve. À l’opposé, une agriculture sans pesticide qui respecte les cycles naturels peut permettre de faire revenir la biodiversité. C’est pourquoi en s’alimentant de produits issus de l’agriculture bio ou allant de ce sens, on participe à une forme de préservation de nos amis les bêtes !

La chasse et la pêche ont en outre un impact sur la biodiversité. De nombreuses espèces marines, notamment, sont en voie de disparition à cause de la surpêche. D’où la nécessité de faire attention à ce que l’on mange, en évitant le plus possible les poissons en voie de disparition, ou pêchés dans des conditions non respectueuses de la faune marine.

Le guide d’achat de WWF

Dire oui aux vacances tranquilles pour tous

Profiter de ses vacances sans déranger les animaux et piétiner les plantes, c’est possible. C’est en partie la raison d’être de ce qu’on appelle le tourisme durable. Quelques idées pour s’inscrire dans cette démarche : faire du Woofing, aller dans un hébergement labellisé « Clé Verte » ou encore une station labellisée flocon vert.

Papier initialement publié le 13/07/2017. Mis à jour le 30/10/2018.


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