Le Secours populaire a inauguré un deuxième local parisien pour les plus démunis dans le Sud de la capitale. Ici, les populations précaires ne trouvent que des produits frais, mais surtout des invendus alimentaires récupérés dans des centres commerciaux et à l’école de gastronomie Ferrandi.

Le site est ouvert depuis mars dernier, mais l’inauguration, en présence du maire du 13e arrondissement parisien, a eu lieu le 30 mai dernier. Il s’agit du deuxième centre parisien d’aide alimentaire du Secours populaire. Quand le premier, qui se situe dans le 18e arrondissement,  collecte essentiellement des produits de base, comme le café ou l’huile (avec un peu de produits frais), le deuxième, dans le 13e arrondissement, propose uniquement des produits frais tels que fruits et légumes, yaourts, sandwichs et salades. L’idée : des bénévoles récupèrent des vivres le matin qu’ils distribuent l’après-midi (entre 13h30 et 17h30) aux bénéficiaires, dont la situation financière a été au préalable étudiée par le Secours populaire. Chaque semaine, 70 personnes frappent à cette porte – mais le Secours populaire pense que 250 personnes viendra, d’ici quelques mois, chercher un panier chaque jour.

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« On est généreux »

« Ils viennent une fois par semaine et en échange d’un 1,50 euro, repartent avec plusieurs paniers. On est généreux », nous explique Louisette, une bénévole, qui s’occupe de l’enregistrement des bénéficiaires depuis mars.

« On voit des étudiants, des personnes seules ou des familles qui ne peuvent cuisiner », explique Abdelsem Ghazi, le secrétaire général  de la fédération de Paris du Secours populaire. Des mutilés de guerre étrangers et des bénéficiaires du RSA, voire des sans-abri peuvent passer la porte aussi, nous précisent deux bénévoles, rencontrés le jour de l’inauguration. C’est au total une quinzaine de bénévoles, dont certains jeunes retraités, qui se rendent disponibles un ou plusieurs jours tant pour la collecte que pour l’accueil des bénéficiaires et de la distribution.

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Jamais deux sans trois ?

« La demande est forte, précise Abdelsem Ghazi, du Secours populaire. En 2016,  la structure a accompagné partout en France près de 3 millions de personnes dans le besoin, dont 1 800 000 qui ont reçu des aides alimentaires. Depuis la loi Garrot, passée en 2016, les supermarchés ont l’obligation de donner leurs invendus qui étaient jetées auparavant. Une initiative anti-gaspi qui a permis au Secours populaire de développer des partenariats et d’ouvrir son centre de solidarité et anti-gâchis au cœur d’un arrondissement où se trouvent « plus d’un tiers de logements sociaux » et « des habitants en souffrance sociale », note son maire Jérôme Coumet (PS) à l’inauguration. L’association, compte ne pas s’arrêter en si bon chemin et espère ouvrir d’autres locaux pour aider les nécessiteux.

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