Des scientifiques ont découvert que la larve de la fausse teigne de la cire pouvait ingérer du polyéthylène. La solution pour la préservation de la planète, dont les océans sont remplis de déchets en plastique ?  Les experts semblent optimistes…

L’heure est grave. 150 millions de tonnes de plastique se trouvent aujourd’hui dans l’océan, et une grande majorité provient des terres, selon la fondation Ellen MacArthur. En somme, plus d’un tiers de la production annuelle de plastique finit dans l’océan. Pire : cet amas de détritus devrait s’amplifier au fil des ans. En 2014, pour un déchet en plastique, il y a 5 poissons ; en 2025, ce sera un pour 3, puis 1 pour 1 en 2050.

Que faire alors pour lutter contre ce fléau ? Quand certains nettoient les plages, comme Surfrider, d’autres imaginent des solutions pour nettoyer les mers et les océans. Le navigateur Yvan Bourgnon est en train de concevoir, via son association The sea cleaners, un bateau pour ramasser ce qui flotte sur les eaux internationales.

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Des trous, des petits trous

Des scientifiques sont sur une autre piste. Ils ont découvert les pouvoirs bio-dégradants de la larve de la fausse teigne de la cire – galleria mellonella, pour les intimes. Celle-ci, qui se niche dans la cire d’abeille, est capable d’ingérer le polyéthylène, l’une des matières plastiques les plus résistantes. Ce qui permettrait ainsi de lutter contre la pollution, rapporte l’AFP.

L’agence France Presse ajoute que cette vertu a été découverte par Federica Bertocchini, une chercheuse au Centre espagnol de la recherche nationale (CSIC). Apicultrice amateure, elle avait remarqué que les sacs en plastique dans lesquels elle plaçait la cire des ruches infectées par ce parasite, étaient rapidement… criblés de trous. D’autres observations ont été effectuées par des scientifiques. La revue Current Biology a publié les résultats de l’enquête, selon laquelle les trous, dans le plastique, apparaissent assez vite, en moins d’une heure. Précision des experts : la masse de plastique du sac peut être réduite de 92 milligramme au bout de 92 heures. Pas mal.

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Retrouvez l’article “Le bioplastique aura-t-il la peau du plastique ?” dans la 12ème édition de UP le mag

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