3   +   4   =  

Plus que de simples gadgets, les nouvelles technologies peuvent être utilisées pour de bonnes causes. Par exemple, aider des réfugiés, des sans-abris ou encore des personnes en précarité. Zoom sur quelques idées inspirantes.

Parce qu’elles permettent de toucher un grand nombre de personnes, de faciliter le partage et l’accès aux informations, les nouvelles technologies peuvent être utilisées pour résoudre des problèmes d’ordre social. C’est ce que prouvent plusieurs acteurs français de la « Social tech », expression qui désigne l’usage des technologies au service du bien commun,  venus présenter leurs projets lors d’une UP Conférence organisée à Paris, mardi 14 février, sur le sujet.

La perte ou le vol de ses papiers d’identité, lorsqu’on est sans domicile fixe, peut avoir « des conséquences dramatiques sur le parcours d’insertion », rappelle Pierre Digonnet, co-fondateur de Reconnect. C’est pourquoi il a développé un espace de stockage de documents en ligne, un cloud, où les personnes sans abri peuvent enregistrer leurs documents et informations importantes, facilitant ainsi leurs démarches administratives.

Faciliter les échanges

« Le problème des réfugiés est surtout un problème politique », estime Joséphine Goube, présidente de Techfugees. Mais cela n’empêche pas de chercher des solutions qui facilitent la vie des réfugiés. Son organisation organise des hackathons, c’est-à-dire des rassemblements d’informaticiens volontaires, avec des migrants, pour inventer, ensemble, des solutions technologiques qui répondent aux besoins des réfugiés.

Cette initiative a par exemple permis de créer un « chatbot »,  un robot avec lequel on peut interagir sur WhatsApp, pour informer et orienter les femmes réfugiées enceintes dans les démarches qui sont propres à leur situation. Elles sont plus à l’aise avec cet outil qu’avec un moteur de recherche, et cela leur permet également d’être mises en contact avec des personnes qui parlent leur langue. On le voit, le numérique est loin d’être un gadget. « Les réfugiés utilisent en moyenne un tiers de leur budget quotidien dans la connexion à Internet, parfois ils doivent choisir entre appeler leur famille ou manger », souligne Joséphine Goube.

À lire aussi : Thot , une école de français au service des réfugiés

Le défi de l’inclusion numérique

Si le numérique peut-être utile, encore faut-il qu’il soit accessible à tous. L’entreprise Orange,  avec sa politique RSE (responsabilité sociétale des entreprises), agit donc sur ce sujet en France et à l’étranger, notamment en Afrique. « Il nous était nécessaire de continuer à soutenir la vitalité des territoires », explique Thierry Taboy, directeur des enjeux sociaux et sociétaux de l’entreprise. Orange soutient notamment des start-ups, qui allient numérique et impact territorial, via le concours Digital Impact. L’entreprise a également créé la plateforme Digital Society Forum, pour démocratiser les sujets liés au numérique.

À lire aussi : Wifilles branche les filles au numérique

À l’heure où être connecté au monde devient de plus en plus essentiel, il est de plus en plus important que personne ne soit exclu de l’accès au numérique. Un sujet « fondamental », selon Axelle Lemaire, Secrétaire d’État chargée du Numérique, participant à la UP Conférence. Sa loi Numérique a ainsi permis la création du « droit au maintien de la connexion à Internet », car il s’agit selon elle d’un bien commun. ” Les technologies bouleversent l’ordre établi, il faut s’assurer que cela profite à tout le monde “, souligne-t-elle.

couv_up13Ce sujet vous intéresse ?

Retrouvez l’article “Face aux innovations technologiques, sommes-nous tous égaux ?” dans la 13ème édition de UP le mag

-> Découvrir le sommaire
-> Abonnez-vous pour recevoir ce numéro ou achetez-le dès maintenant !

Info inspirante ?
Avis des lecteurs 0 Avis

Commentaires