À Paris, le centre de flottaison Meïsō propose une expérience sensorielle et de méditation originale : une mise en apesanteur sur eau salée, dans un espace isolé, pour se libérer du stress et stimuler sa créativité.

La flottaison est une technique de relaxation connue depuis de nombreuses années. On la doit à un neuroscientifique, John Lilly, qui s’est aperçu de ses effets décontractants en réalisant des études sur l’isolation sensorielle dans les années 50. Très prisée dans les années 60, cette pratique a perdu du terrain dans les années 80, à cause de la peur du sida.

Depuis le début des années 2000, la flottaison a connu un nouvel essor, en particulier aux États-Unis et au Canada. Mais la France a été peu touchée par ce mouvement… jusqu’à ce qu’Alexandre, designer, et Maïté, sophrologue, respectivement 29 et 26 ans, décident de la remettre au goût du jour, en créant le premier centre de flottaison parisien, Meïsō, en 2015, à la Paillasse, un espace dédié à l’innovation.

La vidéo de présentation de meïsō : 

Se laisser porter, s’évader

Forte du succès rencontré par leur « cocon » de flottaison, la petite équipe a ouvert, mi-janvier 2017, à Barbès (Paris), un nouveau lieu, plus grand. Au fond de la cour d’un immeuble, dans un ancien entrepôt entièrement rénové, ce nouveau lieu doit accueillir, à terme, trois cabines de flottaison. L’équipe en a profité pour améliorer l’expérience et proposer des cabines plus spacieuses où l’on flotte dans une eau saturée en sel de magnésium, dans un bassin circulaire.

Notre journaliste a eu l’occasion d’expérimenter une séance de flottaison dans le silence, avec une légère source de lumière, durant une heure. L’absence de son et de toute notion de temps, sur une eau salée et tiède, permet d’appréhender son corps autrement. On se demande parfois ce qu’on fait là, mais les questions sont vite dissipées par un sentiment d’apesanteur. L’expérience n’est jamais oppressante. Au contraire, c’est plutôt le sentiment de liberté qui prime.

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Un espace « fait maison »

Le retour à la réalité se fait tout en douceur, grâce aux espaces de détente proposés en dehors de la salle de flottaison, où l’on se sent comme chez soi, accueilli avec bienveillance par l’équipe de Meïsō. Petit jardin d’intérieur, coussins, hamacs, mezzanine, thé et livres sur la méditation sont propices au prolongement de l’introspection. Comme un havre de paix en plein milieu de la ville. Mais il ne s’agit “ni d’un centre de bien-être, ni d’un salon esthétique”, précise Maïté.

L'équipe de Meïsō

L’équipe de Meïsō

« Tout est fait maison », ajoute-t-elle, à propos de l’aménagement, “c’est la raison pour laquelle les travaux ont pris du temps. » Les cabines sont commandées entièrement via une application qu’ils ont eux-même conçue. Cette autonomie leur a aussi permis de réfléchir sur certains aspects écologiques, en optant pour un système de nettoyage de l’eau par filtration à 1 micron, un éclairage basse consommation et un système d’isolation thermique de la cabine.

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Dans un atelier installé au sein même du centre, Alexandre, épaulé à présent par un compère, Florent, poursuivent leurs expérimentations. Meïso propose également des accompagnements sonores et lumineux à la flottaison, dans différentes ambiances, pilotés à distance par l’application. « Nous voulons que chaque expérience soit unique », affirme Maïté. Et il est vrai qu’une fois testée, on a envie de renouveler l’expérience, conscient que la flottaison a encore des choses à nous apprendre.

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