Tout le monde en parle. Depuis 2015, à Paris, il est désormais possible de cultiver son jardin dans son quartier. C’est également le cas dans plusieurs autres villes de France. Planter des aromates au pied d’un arbre, installer des pots de fleurs, (presque) tout y passe.

S’approprier l’espace public en le végétalisant, c’est la belle idée qui se développe dans l’espace urbain français. Pourquoi ? Parce que les atouts sont multiples. Cela permet de développer la biodiversité, multiplier les espaces verts, comme cela est souvent réclamé par les habitants, ou encore d’améliorer la qualité de l’air.

Jusqu’à présent, comme pour tout élément de l’espace public, jardiner ou occuper un endroit n’est pas formellement interdit mais requiert une autorisation des autorités. Là, la démarche est simplifiée et faite pour être attractive. Concrètement, comment fait-on ? Le meilleur moyen pour avoir un maximum d’informations est d’aller se renseigner auprès de sa mairie.

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Comment ça marche ?

De manière globale, il faut s’inscrire sur le site dédié ou récupérer une demande sur le web, en développant un peu le projet végétal envisagé. Que comptez-vous faire ? Planter des végétaux au sol ou dans un bac ? Êtes-vous une association ou un demandeur individuel ? À Dijon, par exemple, on vous propose des points sur lesquels la mairie peut vous accompagner. D’ailleurs, cette dernière se propose même de fournir ses habitants en graines ou de les guider sur les pratiques d’entretien respectueuses de l’environnement.
À Paris, une fois votre permis reçu dans un délai d’un mois, il est possible de demander un kit de plantation. Il contient de la terre végétale et des graines. De son côté, le demandeur s’engage à respecter la charte de végétalisation de sa ville, comme à Paris, Grenoble, Le Havre, Bordeaux ou Marseille.

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Des permis pouvant aller jusqu’à 12 ans

Pour la capitale française, on s’engage notamment à « utiliser des plantes locales et mellifères favorisant la biodiversité de Paris, à ne pas recourir à des pesticides et à veiller à l’esthétique et à l’entretien de vos plantes et supports », peut-on lire sur son site. Attention, petit détail non négligeable : dans la quasi-totalité des communes, il n’est pas possible de se lancer dans les espaces verts déjà existants. Sont concernés : les squares, jardins et parcs.

Dès que le projet est validé, une autorisation est envoyée. Elle est généralement temporaire. À Marseille, le permis a une validité de trois ans mais peut être renouvelé jusqu’à 12 ans. À Strasbourg, la durée est d’un an, reconduit jusqu’à cinq ans. Vous l’aurez compris, tout dépend de la ville.
Aujourd’hui, la fièvre de la végétalisation touche les grandes villes de France. Une chose est sûre, ce n’est que le début !

Le projet d’Anne Hidalgo pour Paris

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