En cette semaine du financement solidaire, UP le mag s’est demandé comment gérer son argent autrement.

Depuis ce jeudi 3 novembre, c’est la semaine de la finance solidaire, l’autre finance, celle qui replace l’humain au cœur de l’économie. L’occasion de donner du sens à son argent ! Mais comment ? Pourquoi pas en sortant des sentiers battus pour rejoindre une banque éthique ?

En France, chacun peut compter sur deux organismes financiers prônant une économie différente : La Nef et Le Crédit coopératif. Quand la première, une coopérative financière depuis 1988, attire près de 36 000 sociétaires, la seconde, la banque de l’ESS, née en 1969 (à la suite du rapprochement entre plusieurs entités), rassemble plus de 320 000 clients et 44 500 sociétaires, selon le site d’information Basta ! Au début, La Nef ne proposait que des placements à terme de plus de deux ans. Pour le reste, il fallait se tourner vers Le Crédit coopératif, avec qui elle a noué un partenariat. Depuis avril 2015, écrit Bastamag.net, elle peut ouvrir des livrets d’épargne et des comptes à vue pour les clients professionnels. Et d’ici 2018, les particuliers pourront ouvrir un compte chèque à La Nef.

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Parmi ses fidèles, Omar Benjelloun-Touimi, du collectif Paris Impact Investing qui promeut l’investissement à impact positif, n’a pas hésité. Up le mag lui a demandé pour quelles raisons.

1. Car c’est transparent

Longtemps client de la Société Générale, celui-ci a changé de direction : « Plus je m’engageais professionnellement dans la finance solidaire et l’investissement à impact social, plus ça me gênait de ne pas savoir ce qui était fait de mon argent sur mon compte bancaire. J’ai donc décidé d’ouvrir un compte à la Nef et d’y transférer mon argent. » Ce qui lui a plu ? D’abord, la traçabilité : à tout moment, Omar Benjelloun-Touimi, ancien élève de l’ESSEC, la première école de commerce (à Cergy) à avoir créé un MOOC sur l’Impact Investing, peut « voir sur le site internet quels sont les entreprises qui ont été financées » par ses avoirs.

2. Car elles financent l’économie sociale et solidaire (ESS)

Les fonds sur les comptes de La Nef sont utilisés « pour octroyer des prêts à des entreprises locales qui ont un impact social, environnemental ou culturel », explique l’ancien collaborateur de PIE, la branche parisienne du financeur de l’ESS France Active. Omar Benjelloun-Touimi a aussi ouvert un compte au Crédit coopératif pour obtenir une carte bancaire « Agir ». « Lors de chaque utilisation, je fais verser un petit montant à l’association de mon choix par le Crédit coopératif. » Le membre du collectif paris investing, qui a pour but d’organiser depuis 2016 des “do-férences”, « des conférences où l’on joint l’acte à la parole pour contribuer à l’émergence de la finance de demain », en est ravi.

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Légende : où est allé l’argent des clients du Crédit coopératif en 2015 ? (extrait de “Tous banquiers”, journal interne)

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3. Car tout client est un banquier !

Et ce ne sont pas les seules raisons qui l’ont convaincu : « La Nef est une coopérative dont les clients sont sociétaires. Ainsi, je peux faire entendre ma voix et je peux participer à la prise de décision si je décide de m’impliquer dans les organes de gouvernance », poursuit-il. Le Crédit coopératif promet la même chose.

Bonus : C’est moins cher !

Selon le comparateur meilleurebanque.com, cité par Le Figaro, de nombreux établissements bancaires ont augmenté leur frais de tenue de compte, afin de compenser la baisse des taux. Presque toutes les banques pratiquent cette hausse. Presque toutes, excepté Le Crédit coopératif, entre autres.

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Retrouvez l’article “Centimeo, la conviction dure comme fer” dans la 9ème édition d’UP le mag

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