Terrabilis est un jeu de société qui propose de développer son pays en réduisant au maximum son impact écologique. Un moyen ludique de sensibiliser et responsabiliser petits et grands aux questions du développement durable.

On ne présente plus le Monopoly, ce jeu imaginé un jour de janvier 1904 par Lizzie Magie. Cette dernière était une infatigable militante politique, soucieuse de progrès et d’égalité. Souhaitant dénoncer les monopoles des grands groupes industriels, elle décida alors de créer son « Landlord’s game », pour jouer, dans la ville fictive d’Arden, à ruiner son voisin. Contrairement aux apparences, le jeu de société, traduit en plus de 40 langues et vendu à plus 13 millions d’exemplaires, était au départ engagé.

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Un jeu qui responsabilise

Le plateau du jeu Terrabilis / Crédits : Terrabilis

Le plateau du jeu Terrabilis / Crédits : Terrabilis

Dans la même logique, Sylvain Hatesse crée, en 2011, Terrabilis, « un jeu pédagogique global sur des thématiques de société », selon les mots de l’intéressé. Le trentenaire prend comme modèle Edgar Morin et sa philosophie positive pour un monde meilleur. « Il m’a semblé urgent de décloisonner le développement durable. Je voulais offrir à chacun la possibilité de transmettre simplement une pensée complexe », déclare Sylvain Hatesse.

Le jeu, qui existe sous forme de plateau mais aussi de jeu en ligne, aspire à éduquer au développement durable en liant les notions d’empreinte écologique, de biodiversité, de production d’énergie ou encore de crise économique. Entièrement éco-conçu (les jetons sont faits de chutes de bois), il consiste à gérer un pays en y développant des infrastructures responsables. Il est possible de jouer, de 2 à 4 personnes, dès 12 ans.

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Des soutiens essentiels

Dans Terrabilis, chaque joueur, à la tête d’un pays, doit gérer un capital économique, énergétique et de ressources environnementales. L’objectif : développer des infrastructures telles que des ports, des usines ou encore des centres de tri, tout en veillant à prendre en compte les impacts sociaux et écologiques de vos progrès. Le joueur gagnant est celui qui aura, à la fin, le plus faible impact direct sur l’environnement.

Le jeu a reçu le soutien des Nations Unies, de l’UNESCO et du Ministère du Développement Durable. « Cela apporte un certain crédit, et donne de la légitimité dans notre rôle d’outil pédagogique », se rejouit Sylvain Hatesse. Le jeu a aussi reçu un avis favorable des experts de l’Éducation Nationale pour une utilisation dans les collèges et les lycées. « Il y a déjà des jeux liés à l’écologie, mais ils traitent le problème de façon parcellaire », estime Sylvain Hatesse, qui aimerait populariser le jeu, et élargir son audience actuelle de quelques 100 000 « gamers ».

Voici une petite démo du jeu en ligne : 

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Retrouvez l’article “Et si on activait l’économie circulaire en jouant?” dans la 7ème édition d’UP le mag

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