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1 200. C’est le nombre d’étudiants en situation de handicap qui bénéficie du soutien de la FÉDÉEH, une puissante fédération étudiante qui les épaule au quotidien durant leur parcours universitaire et qui les aide à trouver leur premier job.

Thibaut de Martimprey sait de quoi il parle. Après un passage dans une école primaire pour malvoyants, il poursuit sa scolarité dans un collège et un lycée classique, avant d’intégrer une prépa puis une école de commerce à Rouen. « Je m’arrangeais avec les profs pour avoir les cours, afin de pouvoir les déchiffrer grâce à un ordinateur adapté et un clavier en braille », explique l’homme de 28 ans, malvoyant depuis sa naissance. Selon lui, les jeunes en situation de handicap sont « isolés » dans les établissements scolaires. « La loi de 2005 a beau viser l’inclusion des handicapés, on est quand même obligé de se serrer les coudes, de compenser. »

Plus tard, durant ses études supérieures, il intègre une association visant à sensibiliser au handicap et cofonde, en 2010, une fédération de nombreuses structures étudiantes. La FÉDÉEH, acronyme de Fédération Étudiante pour une Dynamique Études et Emploi avec un Handicap, est aujourd’hui un réseau de 700 personnes, qui rassemble tant des étudiants handicapés que valides. Si la plupart sont bénévoles, il existe aussi une équipe permanente.

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Sensibiliser pour faire oublier la peur

La FÉDÉEH octroie aussi une bourse aux étudiants en situation de handicap qui ont des problèmes financiers.

La FÉDÉEH octroie aussi une bourse aux étudiants en situation de handicap qui ont des problèmes financiers (crédits : FÉDÉEH)

Le but du jeu de ce réseau mixte : viser la réussite professionnelle de chacun. La FÉDÉEH accompagne actuellement 1 200 personnes. Grâce à La France s’engage, la structure s’apprête à « changer d’échelle » et à toucher 5 000 jeunes d’ici 2019.

Plusieurs actions sont menées pour les soutenir et les accompagner. D’abord, de la mise en situation, comme des parcours en fauteuil destinés aux valides. « Dans le milieu des grandes écoles, il y a peu de personnes en situation de handicap. Sensibiliser permet de faire oublier la peur que certains pourraient ressentir un jour à l’idée de travailler avec eux », explique Thibaut, ajoutant que la FÉDÉEEH organise également des séances de sport avec des équipes mixtes.

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Éviter l’auto-censure

Souvent, la fédération cherche à mettre en relation des personnes qui peuvent s’entre-aider. Un programme de tutorat profite à plus de 200 lycéens handicapés. Dans une vingtaine d’établissements, des étudiants viennent à leur rencontre. L’idée : les encourager à entamer des études supérieures et faire en sorte qu’ « ils ne s’autocensurent pas », explique Thibaut.

Un étudiant passe un entretien lors d'un café de recrutement.

Un étudiant passe un entretien lors d’un café de recrutement.

La fédération incite également des étudiants avec un handicap à échanger avec des jeunes diplômés, afin que ces premiers évitent le décrochage. Un soutien qui se poursuit pour celles et ceux qui sont à la recherche d’un emploi. Grâce à la FÉDÉEH, certains candidats participent à des cafés de recrutement, où ils peuvent se présenter aux entreprises participantes. En ligne de mire, toujours : l’intégration par le travail…

Retrouvez l’ensemble des actions sur le site de la FÉDÉEH.

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