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Nous sommes à J-196 de la présidentielle 2017. Qui seront les candidats ? Le suspense est loin d’être à son comble car rares sont les nouvelles têtes à se présenter. Mais, avec l’apparition de primaires citoyennes, le changement c’est peut-être maintenant. Leur objectif : présenter pour la première fois un candidat citoyen dégagé de tout parti, et réveiller la démocratie.

65% des Français estiment que la démocratie va mal et que leurs idées ne sont pas bien représentées

Les Français portent un jugement sévère sur le système politique actuel. Selon une enquête annuelle « Fractures françaises », publiée en avril 2016, 65% d’entre eux estiment que la démocratie va mal et que leurs idées ne sont pas bien représentées. De même, ils sont 77% à juger que les responsables politiques agissent pour leurs intérêts personnels et qu’ils ne sont pas assez renouvelés.

« Le système institutionnel est vieillot, il doit être modernisé », plébiscite Alberto Alemanno, titulaire de la chaire Jean Monnet à HEC. Auteur d’une tribune d’opinion sur l’émergence des mouvements citoyens, il regrette que « les mécanismes de représentativité démocratique n’évoluent pas ». Déçus et las, les Français sont donc de moins en moins enclins à aller aux urnes. Seuls 52% des électeurs déclarent voter à toutes les élections.

Les primaires citoyennes pour faire la révolution

Conscient du malaise entre le monde politique et les Français, David Guez, avocat au Barreau de Paris imagine alors, en janvier 2015, avec Thibauld Favre, ingénieur en informatique, une plateforme sur internet pour désigner un candidat citoyen à l’élection présidentielle de 2017. Un bon moyen, selon eux, de faire la révolution, mais « sans bain de sang » : « La solution, ce n’est pas de couper les têtes. Avec le numérique, on peut aujourd’hui renouveler la démocratie représentative et participative de manière totalement pacifique. »

Thibauld Favre, cofondateur de LaPrimaire.org, de dos, lors de la soirée de lancement de l'initiative, le 15 octobre 2015. Crédit photo : LaPrimaire.org

Thibauld Favre, cofondateur de LaPrimaire.org, de dos, lors de la soirée de lancement de l’initiative, le 15 octobre 2015. Crédit photo : LaPrimaire.org

La Vraie Primaire ambitionne de faire émerger un candidat dégagé des partis

LaPrimaire.org n’est pas la seule initiative du genre. La Vraie Primaire, qui ambitionne elle aussi de faire émerger « un candidat dégagé des partis », a été lancée quelques mois plus tard par Alexandre Malafaye, président du think-tank Synopia et Émile Servan-Schreiber, entrepreneur spécialiste de l’intelligence collective. Enfin, arrivée en avril dernier, La Primaire des Français est à l’initiative de six mouvements citoyens. Parmi les organisateurs, on recense Corinne Lepage, présidente de la Cap21 et ancienne candidate aux présidentielles de 2012, l’ancien journaliste et eurodéputé Jean-Marie Cavada et Nicolas Doucerain, président de Nous Citoyens.

Des initiatives qui peinent à rassembler

Ces mouvements citoyens peuvent-ils s’imposer en 2017 ? Difficile à dire pour le moment, d’autant qu’on constate déjà des problèmes d’organisation et de cohésion chez certains. Les initiateurs de La Primaire des Français n’ont pas réussi à se mettre d’accord sur ce qu’ils voulaient faire. Alexandre Jardin, a quitté le navire avant même qu’un candidat ne soit désigné. Le projet de La Vraie Primaire reste flou. Les noms des candidats ne sont pas indiqués sur la plateforme. « Et puis, il faut surtout payer pour s’inscrire. Les frais de dossier s’élèvent à 500 euros, s’insurge David Guez. Elle ferme donc les portes à des gens très bien qui n’ont pas d’argent. »

des candidats auraient incité d’autres citoyens à voter pour eux afin de récolter les 500 parrainages contre rémunération

Avec 63 500 inscrits, un processus clair et une transparence (les dépenses faites grâce aux dons sont énumérées sur le site), LaPrimaire.org a réussi à tirer son épingle du jeu. Et ce, malgré les accusations de tricherie : des candidats auraient incité d’autres citoyens à voter pour eux afin de récolter les 500 parrainages contre rémunération. « Nous en avons vite été informés et y avons mis un terme », se défend Thibauld Favre. Aujourd’hui, 15 prétendants sont en lice pour devenir le candidat qui se présentera à la présidentielle.

Mais il y a à peine trois jours, ils étaient encore 16. Maxime Verner, déjà en campagne en 2012, a annoncé jeudi qu’il se retirait du processus pour poursuivre sa campagne librement. Il s’en explique sur son blog : « Les organisateurs se donnent pour objectif d’avoir 100 000 citoyens inscrits mi-décembre, mais pour combien de votants ? Le processus de vote, certes très innovant, sera trop complexe pour permettre au plus grand nombre de voter et le manque de communication des candidats plongent les citoyens face à un choix sans réel ressort. »

Buzz ou réel tournant démocratique ?

Expérimentation inédite en Europe, les primaires citoyennes insuffleront-elles sur le système électoral une véritable dynamique ? « Nous avons vécu des expériences similaires en Italie avec le Mouvement 5 étoiles, en Espagne avec Podemos. Malheureusement, les capitales politiques de certains mouvements citoyens sont très compliqués à transformer dans des partis, et donc dans des formes organisées qui puissent effectivement avoir un impact sur la vie politique », affirme Alberto Alemanno.

“Les deux-tiers ne sont pas forcément dans une démarche d’être élu président, ils veulent avant tout porter leurs idées pour co-construire une nouvelle démocratie”

Un peu sceptique, il reconnaît cependant « le bien » que feront ces primaires à la vie politique française « en réveillant les consciences ». Une volonté revendiquée aussi par la plupart des candidats de LaPrimaire.org. « Les deux-tiers ne sont pas forcément dans une démarche d’être élu président, ils veulent avant tout porter leurs idées pour co-construire une nouvelle démocratie », reconnaît David Guez.

Le 7 mai 2017, les écrans de télévision n’afficheront probablement pas le visage d’un parfait inconnu. Mais il est intéressant de garder un œil sur ces primaires citoyennes qui pourraient bien s’imposer à l’avenir dans le paysage politique français. David Guez affirme même avoir reçu des soutiens de la part des politiques : « Un ancien Premier ministre m’a confié que notre démarche était formidable et qu’il nous souhaitait bon courage. Car au vu de l’état de la France, on allait avoir du travail. »

Pour ou contre un candidat citoyen ?

Le 23 septembre, à Paris, s’est tenu le premier Café citoyen organisé par LaPrimaire.org. Une centaine de personnes avaient répondu présentes à l’appel de ce mouvement démocratique et numérique. Simples curieux ou vrais engagés, tous étaient là pour découvrir les programmes des 16 candidats en lice et discuter ensemble d’une politique nouvelle. Nous avons échangé avec quatre d’entre-eux.

Avec l’essor du Do It Yourself (faites-le vous-même, en français), de multiples tutoriels sont disponibles sur la toile pour créer, à base de récup’, des décorations de Noël uniques et plus éthiques. On craque pour le bonhomme de neige ultra simple à réaliser avec de vieilles chaussettes, des boules à créer avec un reste de pelote de laine ou encore un sapin en origami. Les rouleaux de papier toilette peuvent aussi resservir pour un calendrier de l’avent ou des étoiles à accrocher au sapin. Enfin, on notera l’idée toute simple qui consiste à récupérer les chutes de papiers cadeaux pour faire de jolies guirlandes en fanions. Ceux qui ont plus de techniques pourront aussi réaliser des coussins en patchwork avec de vieux tissus ou un sapin avec des chutes de bois.

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Et si vous tentiez le sapin de Noël autrement ? En plastique, ce n’est pas le plus optimal. Un vrai sapin, ce n’est pas très écolo et bonjour les épines et l’aspirateur ! Deux solutions plus originales (et esthétiques) s’offrent à vous. Décoloisirs propose, par exemple, de faire un sapin en bois. Une structure simple, écologique, qui vous permettra de continuer à utiliser vos jolies décorations. Deuxième option : le tissu. Bouffant ou fluide, il suffit d’une structure à habiller, et le tour est joué !

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Exit le calendrier acheté en grande surface. Cette année, il est temps d’innover ! Si vous êtes très chocolat, pourquoi ne pas tenter l’équitable ? L’entreprise BelleDonne est implantée dans trois régions de France et propose un joli produit, bon et ludique avec des jeux pour les enfants. Envie d’autre chose ? Le calendrier qui se boit, c’est sympa aussi. Thé ou bière artisanale ? Les deux options sont possibles avec Dammann et Une Petite Mousse. Mais pour ce dernier, il faudra repasser l’année prochaine, ou en faire un soi-même !

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Les makers, c’est un mouvement de personnes qui initie au « Do It Yourself ». Cette communauté réunit des bricoleurs de tous ordres, allant du numérique (codage informatique) au mobilier (fabriquer son propre bureau). A l’occasion des fêtes, le projet MakerBox, initié par le média « Usbek et Rica », propose régulièrement des ateliers pour fabriquer vos futurs cadeaux de Noël vous-mêmes ! Il vous permet aussi de vous procurer vos propres box pour fabriquer vos bières, vos drones, vos bureaux… A partir de 59 euros.

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Il y a ceux qui décorent leur sapin de Noël sans guirlande électrique, et il y a ceux qui ne peuvent s’en passer. Le scintillement participe à l’ambiance du séjour un soir de réveillon ou le jour du 25 décembre. Mais, désormais, place aux économies d’énergie ! Vous pouvez vous procurer des guirlandes aux ampoules LED, beaucoup moins dévoreuses qu’une ampoule incandescente traditionnelle et qu’une ampoule basse consommation. Moins énergivores, donc, et plus résistantes, puisque leur durée de vie est plus longue.

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Depuis des années, vous achetez votre sapin chez le même marchand ? Et si, cette année, vous faisiez l’impasse ? La société Treezmas, née en 2012, vous propose des conifères à louer, des Nordmann ou des Ormorika. Vous avez le choix : il y a Leon, Arthur, Camille, Victor… L’entreprise vous prépare votre futur compagnon, vous le livre en pot (à la taille de votre choix). Après les festivités, vous pouvez le planter dans votre jardin ou le rendre, si vous décidez de ne pas l’adopter définitivement. Et dans ce cas, Treezmas lui donne une seconde vie. Le prix du sapin oscille tout de même entre 54 et 124€.

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Créé en 2009, Cadeau Maestro vous demande d’abord votre « budget cadeau » avant de vous proposer une sélection (très) originale tirée de ses produits. Charline Sagnard et de Sylvain Bruyère, les deux créateurs de cette e-boutique, sont partis de leur histoire personnelle en fondant la structure. En couple, ils s’offraient un petit cadeau chaque mois, célébrant ainsi l’anniversaire de leur rencontre. C’est ainsi qu’ils se dirent que le concept pouvait intéresser d’autres personnes. Par exemple, si vous avez 10 euros en votre possession, vous pourrez faire plaisir à votre dulcinée en lui offrant un porte-bagues Licorne !

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Vous cherchez à offrir un cadeau original pour Noël ? Optez pour des accessoires en bois made in France! Au-delà d'être très atypiques, ils sont bien plus écologiques que d'autres objets, souvent en plastique, issus de l'industrie pétrolière et produits à l'autre bout du monde. Objets décoratifs, coques pour smartphones ou tablettes, guidon de vélo, lunettes, boutons de manchettes ou même nœuds papillon, il existe une multitude d'objets incroyables à « shopper » sur les plateformes Bois de Cerf, Woodstuck, Oncle Pape ou encore Woodstache.

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Souvent, au sein d’une fratrie, le petit dernier récupère les jouets de l’aîné – autant qu’ils servent à nouveau… Et ensuite ? Les familles peuvent les donner à des enfants plus jeunes s’ils ne sont pas abimés ou… à une ressourcerie spécialisée pour que celle-ci leur offre une seconde vie, à l’approche des festivités, par exemple. Avec cette idée de ne pas jeter des objets en bon état. Par exemple, à Paris, l’association Rejoué récolte des jouets d’occasion non défectueux auprès de particuliers, d’entreprises – 24 tonnes, en 2015 – pour les rénover et les revendre.

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Le sapin artificiel a un coût bien plus élevé qu’un sapin naturel en terme de ressources et de pollution. Oui, mais il est réutilisable, direz-vous. D’un point de vue environnemental, lequel, du sapin artificiel ou naturel, tire son épingle du jeu ? À Montréal, des chercheurs ont mené une étude comparative. En se basant sur une utilisation moyenne de 6 ans pour un sapin artificiel, le verdict est sans appel. Le sapin naturel reste l’alternative la plus écologique, particulièrement par rapport aux impacts sur les changements climatiques et l’épuisement des ressources. Selon les résultats de l’étude, il faudrait prolonger à 20 ans l’utilisation du sapin artificiel pour qu’il soit plus performant que le sapin naturel. Édifiant.

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A la recherche d’un cadeau original ? ET pourquoi pas une box à planter, à cultiver et à utiliser au quotidien ? C’est la solution pratique pour jardiner sur son balcon ou dans son jardin. Avec la Boîte à Champignons, vous pouvez les faire pousser à partir de marc de café. Originale et ludique aussi pour les enfants ! Et puis si vous êtes plus jardinage, la Box à planter propose un abonnement qui vous permet de recevoir à chaque saison un essentiel pour jardiner. Dans la boîte : graines et conseils. Vous aurez ainsi vos propres légumes, aromates et fleurs !

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Et si pour Noël, nous nous détournions des géants du chocolat pour nous tourner vers des marques plus engagées ? Chocolero, une petite entreprise belge, s’engage à accompagner les producteurs en Amérique Latine de plantes de coca, nécessaires à la fabrication de cocaïne, pour les diriger vers une production de cacao. Elle se charge ensuite de transformez en chocolat et reverse une partie de ses bénéfices dans la lutte anti-drogue. La société Forest Finance France propose des projets agro-forestiers écologiques et équitables (100 personnes embauchées dans 3 pays d’Amérique Latine). Parmi les 10 millions d’arbres plantés depuis 2012, des cacaoyers. L’idée ? Produire du chocolat et utiliser les recettes pour financer les projets agro-forestiers.

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Offrir un cadeau de Noël tout en soutenant la création française ? Cette opportunité est possible grâce aux produits de la marque Muust. Le site vous propose pléthore d’idées d’offrandes 100 % Made in France. Muust envoie ensuite une liste de dix produits à la personne à qui le cadeau est destiné, le tout dans un élégant coffret. Elle n’aura ainsi plus qu’à choisir LE cadeau qui lui plaira. Fini les errements sans fin dans les magasins à la recherche de la perle rare, elle se trouvera juste devant vos yeux. La finalité de Muust, outre le fait de faire plaisir, est de valoriser l’artisanat français dans le monceau d’objets mondialisés proposés chaque année. Les cadeaux sont compris entre 30 et 100 euros.

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Faire plaisir à vos proches… certes, mais sans ruiner l’environnement et sans exploiter des travailleurs à l’autre bout du monde, c’est encore mieux ! Côté vêtements éthiques, il y a plusieurs options : les friperies pour l’option récup’ et vintage, le commerce équitable pour un peu d’exotisme sans esclavagisme, et le made in France, pour booster l’emploi dans l’hexagone ! À moins d’opter pour l’originalité… avec des accessoires en cuir de poissons ? Ou que vous ne soyez plutôt branchés vêtements vegan ? Chez Quart’Rues, marque de vêtements en matière bio, fabriqués dans des conditions équitables, l’engagement va jusque dans les messages imprimés sur le t-shirt.

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Pourquoi acheter des objets qui utilisent de nombreuses ressources, parfois non recyclables, et qui traversent la moitié du globe, quand on peut faire plaisir autrement ? Les cadeaux dématérialisés constituent une alternative pour le moins intéressante et bien plus originale. Vous identifiez un besoin de détente ? Offrez un massage dans un salon à proximité de votre proche. Il ou elle aime un groupe de musique qui passe bientôt ? Pensez aux places de concerts ! Dîner au restaurant, abonnement dans une salle de cinéma, match de foot, cours de photo ou de cuisine et même saut à l’élastique ou séances de coaching, les idées de cadeaux dématérialisés sont légions. Il n’y a plus qu’à.

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Un cadeau éthique peut être autre chose qu’un vêtement ou de l’alimentation ! La preuve : même les brosses à dent peuvent être écolos, comme celles de Caliquo, en bois avec une tête rechargeable. Côté techno, la boutique éthique Altermundi commercialise un projecteur pour smartphone en papier recyclé, ou encore des ranges écouteur made in France. Pour les amateurs de cocktail, rendez-vous sur la boutique zéro déchet pour dégoter de jolies pailles en inox. Pour les cuistots, La Trésorerie, qui revendique vendre des produits « beaux, utiles et respectueux », propose un couteau de cuisine traditionnel japonais. Il y en a pour tous les goûts !

Offrir une box mensuelle, permettant de recevoir chaque mois de nouvelles surprises, voilà un cadeau qui a le mérite de faire le plaisir toute l’année ! La FairBox permet de recevoir chaque mois des produits d'épiceries fine biologiques et d'artisanat. Le coffret Trésor au Naturel permet lui d’avoir des cosmétiques et des éléments de déco bio. Pour les gourmands, la Made In France Box est une option parfaite pour découvrir chaque mois une nouvelle région grâce à une sélection de produits du terroir, que qualité, et originaux.

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Qui dit cadeaux de Noël, dit beaucoup de papier utilisé ! Si vous ne pouvez pas vous passer du papier cadeau, optez plutôt pour des emballages sobres, utilisant moins de matières non recyclables (ce qui est le cas des paillettes, des impressions métallisées…). On peut aussi trouver du papier recyclé. En option originale, certains n’hésitent pas à utiliser des vieux journaux ! Dans les idées pratiques mais peu écologiques pour les matières utilisées, il y a toujours les sacs réutilisables. Autres idées originales : les bocaux en verre ou le tissu. Ce dernier permet en effet de proposer des emballages plus atypiques et sensibiliser au zéro déchet. À lire aussi : 52% des vieux papiers sont recyclés

Ah les traditionnels films de Noël ! Durant les fêtes, il y en a tous les jours et sur toutes les chaînes. Et si on troquait ces films parfois idiots par des documentaires intelligents ? « Demain », réalisé par Mélanie Laurent et Cyril Dion, s’est largement distingué dans les salles obscures et a même remporté le César 2016 du meilleur film documentaire. Un film inspirant et positif bourrés de pistes d’action accessibles à tous les citoyens. Dans la même veine, « Qu’est-ce qu’on attend », de Marie-Monique Robin, vient tout juste de sortir au cinéma. Il présente Ungersheim, un petit village alsacien qui a adopté une politique de transition écologique exceptionnelle. Un modèle à suivre pour dégager ses bonnes résolutions 2017.

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Vous n’y croyez pas ? Et pourtant, les plats de viande sont loin d’être indispensables aux repas de fêtes. Des centaines de recettes 100% végétales peuvent aussi ravir les papilles de vos convives. Sur 100-vegetal.com, on découvre une série de hors d’œuvres qui font saliver comme les tartelettes aux figues et fromage végétal aux noix ou les mini feuilletés à la mousse de cèpes. De vrais plats de Noël peuvent être cuisinés en utilisant par exemple du seitan, un aliment fabriqué à base de protéines de blé, comme le rôti de seitan farci aux marrons et aux noix ou encore les paupiettes seitan aux noisettes et airelles. Pour les desserts, place aux biscuits de Noël à la marmelade d’orange, à la cannelle ou au gingembre. Sans oublier une délicieuse variation du tiramisu au café, le tiramisu vegan au lait de soja, chocolat et châtaigne. De quoi passer un réveillon bien gourmand.

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Le traditionnel repas de Noël est l’occasion de se faire plaisir avec une multitude de bons plats bien garnis, mais aussi, avec de bonnes bouteilles de vin (qu’on consommera avec modération). Et bonnes nouvelles, les certifications écologiques, pour vous aider à bien choisir, fleurissent dans le monde viticole. Exit la production intensive qui nuit à l’environnement et à la santé des consommateurs, place aux cépages bios estampillés par le label AB (Agriculture Biologique), aux vins naturels représenté par le label AVN, voire issus d’une agriculture raisonnée avec le label Terra Vitis ou biodynamique signalée par les logos Demeter ou Biodyvin.

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En 2015, pas moins de 36 900 tonnes ont été consommées, ce qui fait des Français les plus gros mangeurs de salmonidés en Europe, devant les Allemands. Cette année encore, le saumon s'invitera sur nos tables le jour de Noël ou au Nouvel An, mais le stock diminue, en raison de surpêche et de pollution. Alors pourquoi ne pas privilégier un poisson biologique, dont l'élevage respecte l'environnement et la biodiversité locale ? Le label aquaculture stewardship council (ASC), cofondé par WWF, s'y engage et certifie une aquaculture responsable. Plusieurs centaines de fermes sont actuellement labellisées, dont 80 en Norvège. Et des magasins franciliens de l'enseigne Carrefour se sont engagés à en vendre, Ikea également. On peut aussi consulter le consoguide de WWF pour éviter de consommer des poissons menacés et récupérer des recettes de cuisine.

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Et si vous faisiez un don pour Noël à une personne démunie ? Des organismes comme le Secours populaire récoltent des jouets, de l'argent, de la nourriture non périssable jusqu'au 24 décembre. Selon le Secours populaire, 152 000 enfants ont reçu un cadeau en 2015 grâce aux dons. Il est également possible de rejoindre les équipes de bénévoles de différentes structures telles que l'association Les petits frères des pauvres ou la Fondation de France, qui organisent chaque année des réveillons solidaires. L'idée : passer un moment convivial avec des personnes isolées.

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Que faire des cadeaux de Noël dont vous n’êtes pas très satisfait ? Si beaucoup revendent leurs cadeaux en ligne (coucou les eBay et PriceMinister), il est aussi possible d’en faire don ! Donnons.org, par exemple, est un site de don et de récupération en ligne. Après, les associations connues comme Oxfam et Emmaüs peuvent aussi récupérer certains objets, afin de les revendre dans leurs boutiques. Au cas où vous ne voudriez pas vous en débarrasser, il est toujours possible de prêter. Dans ce cas, la plateforme Mutum sera votre meilleure amie. Enfin, dernière option : le troc, avec des sites comme digiTroc.com et lecomptoirdutroc.fr.

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Retrouvez l’article “La mobilisation en ligne change le monde” dans la 7ème édition d’UP le mag

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