On les a chassés pendant des années de nos habitations et nos plantations. Pourtant, aujourd’hui, les insectes sont envisagés comme un moyen de sauver l’alimentation mondiale. L’entomophagie, soit la consommation d’insectes, fait «bzzz» bien en dehors des cercles amateurs de sensations fortes. Prêt pour le changement de cap ?

Quand ils croiseront une boîte de criquets « saveur tomates séchées » ou encore de grillons « nature » dans les rayons d’un supermarché, certains se laisseront tenter pour pimenter leur apéro. D’autres choisiront, sur le menu d’un restaurant gastronomique, des plats agrémentés de petites bêtes et y verront l’occasion d’une expérience à raconter. C’est sous l’angle de l’insolite, pour le moment, que la consommation d’insectes est perçue. Il serait pourtant malaisé de les considérer à jamais comme de simples amuse-gueules.

La « solution entomophagie » a commencé à faire son nid dans les esprits en 2013, avec une étude de la FAO, l’organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture. Selon l’organisation, les apports en protéines, matières grasses et minéraux des insectes, ainsi que le faible impact de leur élevage sur l’environnement, en font une solution pour lutter contre la faim dans les pays en développement. L’élevage d’insectes est largement moins émetteur en gaz à effet de serre que le bétail. Il faut en moyenne huit à dix kilos de végétaux pour qu’un veau grossisse de un kilo tandis que deux kilos de végétaux suffisent pour obtenir un kilo d’insectes.

Réinventer l’alimentation pour sauver la planète

La rédaction d'UP le mag s'est lancée dans la dégustation d'insectes ! Crédit photo : Roxanne D'Arco

La rédaction d’UP le mag s’est lancée dans la dégustation d’insectes ! Crédit photo : Roxanne D’Arco

« Les projections indiquent un doublement de la demande en produits animaux, viande et laitages, de 2000 à 2050. Or, la planète toute entière ne peut offrir la place nécessaire pour un élevage deux fois plus important qu’aujourd’hui, surtout si ses conséquences augmentent en proportion », résume le scientifique Jean-Baptiste De Panafieu dans l’ouvrage Les insectes nourriront-ils la planète ? (Rouergue, 2013). Sans compter l’impact négatif que les changements climatiques pourraient avoir sur la production agricole dans les prochaines années. Les différentes projections obligent à envisager de nouvelles solutions alimentaires, et c’est là que les insectes apparaissent.

L’idée peut paraître répugnante pour certains et pourtant, chez d’autres peuples, la consommation d’insectes est monnaie courante, et pas seulement pour leurs apports nutritifs. En Thaïlande, par exemple, ils sont avant tout prisés pour leur goût, rappelle le cuisinier Miguel Prosper, dans la préface de l’ouvrage Des insectes au Menu (Quae, 2016). Par ailleurs, selon une étude menée parl’entomologiste Marcel Dicke en 2010, nous ingurgitons, chaque année, sans le savoir, 500 g d’insectes cachés dans notre alimentation (jus, fruits et légumes, farine, pain, gâteaux…).

Oui, l’équipe d’UP le mag a tenté l’expérience… 

Ceci est un extrait d’un article issu de la 13ème édition du magazine.

couv_up13Retrouvez la suite de l’article “Des insectes dans nos assiettes, un buzz pas si bête” dans la 13ème édition de UP le mag

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