L’application Zewaow entend faire tomber les blocages qui nous empêchent d’aller vers les autres. Comment ? En créant un espace où chacun peut proposer une activité conviviale, une collaboration ou demander des conseils et des coups de pouce.

On a tous un potentiel d’affinités avec les gens qui nous entourent mais que nous ne connaissons pas. Et si nous prenions le temps de partager des moments avec certains d’entre eux ? Sur l’application gratuite ZeWaow, créée en 2015 par Marie-Eve Journet et Pierre Janicot, chaque membre peut proposer une carte où il résume en une phrase son projet, qu’il soit pro ou récréatif.

Thomas cherche, par exemple, à améliorer son espagnol. Franco-américain, il se propose d’aider les autres en anglais. Julie rêve d’organiser un concours de cuisine entre voisins quand Younes souhaite aider les jeunes à s’orienter dans les écoles d’ingénieur. « Tu fais de la musique électronique ? Moi j’écris. On pourrait collaborer », propose Laure. « Un tennis après le boulot ? », demande Fred, tandis qu’Annabel « cherche quelqu’un pour apprendre à jouer du ukulélé ».

Le concept expliqué par la startup.

Des projets éclectiques pour sortir des préjugés…

Selon la startup, l’appli compterait 15 000 utilisateurs, principalement situés dans les grandes villes. « Avec cet outil on permet aux gens de sortir des cases et d’être eux-mêmes car ils peuvent proposer ce qu’ils veulent », explique Pierre Janicot. « Dans votre quartier, il y a des personnes incroyables qui peuvent faire des choses magnifiques avec vous », poursuit-il.

Chacun peut “swiper” les cartes à la manière de Tinder. « Quand ça matche, vous discutez puis vous vous retrouvez pour partager une activité en commun », détaille-t-il, affirmant que la célèbre application de rencontre n’a pas été une influence : « L’idée est de sortir des préjugés. Ça n’a rien à voir avec Tinder. On ne sait pas qui est derrière la carte, ce qui nous intéresse c’est l’activité. »

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… et se découvrir

Pour Pierre Janicot, l’impact social est réel. « On vit des choses authentiques durant les « waowtime » (les rencontres avec ZeWaow). On prend conscience de qui on est au fur et à mesure du chemin grâce au contact de l’autre. » Une soixantaine d’associations joue aussi le jeu et propose des missions de courte durée sur l’appli, « bien qu’il y ait des périodes, comme la rentrée, où elles sont moins actives ».

ZeWaow permet aux inconnus de se rencontrer autour d'activités sympas.

Ici, pas de photo. Les WaowUsers dessinent du doigt leur avatar.

UP le mag a testé l’outil en créant une carte qui invitait les utilisateurs à donner leur avis. Mais en trois jours, nous n’avons eu aucun retour. La startup ne peut d’ailleurs pas chiffrer le nombre de cartes qui “matchent”. Et côté modération, c’est la communauté qui se charge de signaler les abus.

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Quant au modèle économique de l’initiative, il repose sur la déclinaison de son offre à destination des grandes entreprises. « L’objectif est de transformer son entreprise en un vrai village », commente le cofondateur. « Si vous connaissez vraiment les gens qui travaillent avec vous, la communauté sera bien plus forte », soutient-il. Le double effet “Kiss Cool” ? « Ça décuple l’innovation et la motivation donc ça crée de la performance. Le turn-over mais aussi les taux d’absentéisme et de présentéisme, qui coûtent cher aux entreprises, diminuent », conclue Pierre Janicot qui compte déjà Carrefour et la SNCF parmi ses clients.

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Retrouvez l’article “la mobilisation en ligne change le monde” dans la 7ème édition d’UP le mag

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