Collecte de dons, crowdfunding ou système de microdon : les plateformes solidaires en ligne sont aujourd’hui légion. Certaines vous proposent même de donner… sans argent. C’est le cas de la plateforme Goodeed.

Selon une étude de l’agence Limite-IFOP publiée en avril 2015, un français sur quatre a fait un ou plusieurs dons en ligne en janvier 2015. 7 % donnent régulièrement de l’argent. Si les seniors préfèrent le don classique, les plus jeunes privilégient de nouveaux moyens de communication, comme les réseaux sociaux, mais aussi des plateformes, comme les moteurs de recherche solidaires Lilo et Ecosia. Le don en ligne est une pratique qui se démocratise. La preuve avec Goodeed, qui vous permet de faire un don même si votre porte-monnaie est vide.

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Pour donner, avoir Internet suffit

Goodeed est un pionnier dans le secteur de ce qu’on appelle « l’e-caritatif ». La plateforme vous propose de visionner un clip publicitaire afin de valider un don, qu’on peut faire pour trois grandes causes : la reforestation, la recherche de vaccins ou encore la nutrition d’enfants au Kenya. Lancé en 2014, le site web a depuis été rejoint par l’appli Anona.world, qui propose de visionner des publicités lors de vos temps libres.

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L’organisation s’engage dès lors à reverser entre 50 centimes et 1 euro pour chaque vidéo de 10 à 30 secondes visionnée. « C’est très rapide : en 3 clics, on peut faire un don », ajoute Vincent Touboul Flachaire, le fondateur de la startup qui n’est âgé que de 20 ans. Quand Goodeed totalise déjà plus de 110 000 membres inscrits et près de 2 millions de donateurs,  Anona.world, lui, affiche un ratio légèrement plus modeste : plus de 30 000 inscrits et 381 000 dons.

13731773_913863832056965_6327374549887441645_oLe startuppeur, qui a lancé sa petite entreprise à 18 ans à peine, compte bien utiliser Internet comme levier de croissance. « Notre but, c’est de permettre aux ONG et aux assos de gagner du terrain sur Internet ». Pour ces derniers, les campagnes relayées par Goodeed sont gratuites. En revanche, les entreprises doivent payer les campagnes publicitaires. 80 % de la somme est reversée à des causes associatives, tandis que Goodeed touche une commission de 20 %.

Des jeunes qui changent le monde

Vincent Touboul Flachaire compte aussi sensibiliser un public que les ONG n’ont pas pour habitude de toucher : les jeunes (moins de 35 ans) qui représentent plus de 80 % d’audience du site. « Les ONG ont complètement délaissé les 15-35 ans. Elles commencent seulement à se demander comment toucher ce public », affirme Vincent Touboul, bien conscient que les jeunes donnent moins d’argent mais s’engagent aujourd’hui par d’autres moyens, Internet figurant au premier plan.

Même si le don en ligne ne pèse que 4 à 6 % des revenus des ONG, le créateur de Goodeed reste optimiste : « Cela va évoluer. Aujourd’hui, les levées de fond se font par Internet. Le monde de l’humanitaire va suivre cette transmutation digitale qui va très rapidement se faire ».

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Retrouvez l’article “Le don à portée de clics” dans la 9ème édition d’UP le mag

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