À l’ère de l’économie collaborative, une plateforme se propose de vous faire vivre vos voyages autrement. Mieux qu’un resto « attrape-touristes », avec VizEat, des hôtes du monde entier vous invitent à la maison pour partager leur table… et leur culture.

Lorsqu’on part en voyage, il n’est pas évident de sortir des sentiers touristiques pour aller à la rencontre des locaux. Pourtant, quoi de mieux pour découvrir la vie, la vraie, dans le pays qu’on visite, qu’échanger avec ses habitants ? La plateforme VizEat, créée en 2014 par Camille Rumani et Jean-Michel Petit, deux passionnés de voyages et de gastronomie, permet de réunir partout dans le monde, globe-trotteurs et cuisiniers en herbe autour d’un repas convivial.

« La table est un prétexte pour se retrouver, rencontrer de nouvelles personnes et découvrir une nouvelle culture. L’essence du concept, c’est vraiment la rencontre », explique Camille Rumani. « C’est un plaisir qu’on a un peu perdu aujourd’hui, surtout quand on voyage. On est souvent déconnecté du pays dans lequel on est, on visite des monuments et des musées mais on ne rencontre personne et on passe à côté de l’essentiel », poursuit-elle.

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Une communauté internationale de gastronomes

Hommes, femmes, jeunes ou moins jeunes, la communauté des VizEaters comprend déjà plus de 20 000 hôtes et 80 000 invités dans pas moins de 110 pays à travers le monde. « C’est l’ouverture d’esprit qui les relie tous », affirme Camille Rumani. En deux ans, la start-up, leader du secteur du social dining en Europe est en passe de devenir un phénomène.

À la manière d’Airbnb, qui propose des locations chez l’habitant, l’utilisateur de VizEat peut sélectionner une zone géographique puis choisir l’hôte et le repas qu’il préfère selon divers critères : type de repas (du petit-déjeuner au dîner en passant par le brunch, le cours de cuisine ou le tour de marché), prix, vegan, sans gluten… Après avoir fait une “demande de repas”, les VizEaters peuvent communiquer directement avec leur hôte pour préparer la rencontre.

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Certains hôtes donnent aussi des cours de cuisine.

Un moment de rencontre privilégié

Mais la comparaison s’arrête ici. « Airbnb a un modèle qui lui est propre et on n’essaie pas du tout de copier », précise la co-fondatrice. D’ailleurs, peu de membres utilisent VizEat pour arrondir leur fin de mois. Les invités ramènent souvent un petit cadeau à leur hôte parce que « c’est ce qu’on fait généralement quand on va chez quelqu’un », commente-elle.

Et quand ils laissent des commentaires, la partie culinaire de l’expérience est relayée au second plan. « C’est souvent “c’était une magnifique rencontre” ou “on a eu des discussions hyper intéressantes” », ajoute Camille Rumani. « C’est un privilège d’être accueilli chez quelqu’un comme un membre de la famille alors qu’on s’est rencontré seulement quelques jours avant en ligne. Certains deviennent de bons amis et on a même des couples ! », s’enthousiaste-elle.

Pensé à la base pour les voyageurs, le concept séduit aussi les sédentaires. « Il y a beaucoup d’hôtes qui font de la cuisine étrangère, à Paris par exemple, comme Gabi et Carlos qui font goûter les saveurs de la cuisine vénézuélienne ou Tarun et ses bons petits plats indiens », développe-t-elle. Prochaine étape ? La sortie de l’application sur Androïd en octobre (déjà disponible sur Iphone) et le développement des communautés dans 10 nouvelles villes d’Europe.

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Retrouvez l’article “Quelle cuisine pour vivre longtemps ?” dans la 11ème édition de UP le mag

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