Des lignes de codes pour sauver des vies ? À l’heure du presque tout numérique, il parait indispensable de travailler avec des développeurs pour mener à bien ses projets. Et quoi de mieux qu’un hackathon pour tirer le meilleur de ces mines d’or du web 2.0 ?

Démocratisés par des sociétés comme Yahoo, Google, ou plus récemment, Facebook, les hackathons sont devenus monnaie courante dans les entreprises qui misent sur le numérique. Le principe est simple : un groupe de développeurs se réunit pour produire des prototypes d’applications sur un thème donné. L’association des termes ‘’hack’’ et ‘’marathon’’ s’illustre par le travail sans interruption des développeurs.

Un hackaton à Berlin Crédit: Toni Hermoso Pulido

Typiquement, ce genre d’évènements se déroule sur un week-end entier. Les participants se réunissent en équipe pour présenter, à la fin de ce marathon numérique, les prototypes développés à l’aide de données mises à disposition par l’organisateur. Le concept du like et de la timeline de Facebook ont été développés dans ce cadre.

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« Nec Mergitur », le numérique au service de la ville

Mi-janvier, la mairie de Paris a organisé son propre hackathon à la suite des attentats survenus en novembre 2015. Le but était de « concevoir de nouvelles solutions de gestion de l’urgence et d’information du public en cas de crise », explique Jean-Louis Missika, adjoint au maire de Paris chargé de l’urbanisme et de l’architecture, entre autres. Le hackathon « Nec Mergitur », s’est déroulé du vendredi 15 au dimanche 17 janvier, au sein de l’École 42 de Xavier Niel. Y ont participé « développeurs-euses, graphistes, designers-euses, intégrateurs-rices, architectes et spécialistes de base de données ».

Un hackaton organisé à l'école 42 de Xavier Niel (à gauche).

Ensemble, ils ont dû concevoir des applications permettant de répondre à des problématiques bien réelles, comme « Comment soulager et aider les plateformes de l’urgence face à un afflux massif d’appels ? », ou encore « Comment casser le cercle vicieux de la diffusion des contenus radicaux ? », expose Jean-Louis Missika, pour qui, un hackathon n’est pas un concours. « Ce type d’évènements fonctionne comme un défi collectif, c’est l’occasion d’une réflexion commune, concrète et innovante portée sur les différentes situations », détaille-t-il.

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De la sécurité à l’agriculture

Le rassemblement a été un véritable succès, puisque 400 participants se sont attelés à la tâche. « La qualité des 38 projets était telle qu’au-delà des 10 projets invités à présenter leur solution, 17 mentions spéciales ont été décernées », se félicite la mairie de Paris. On y retrouve, par exemple, un outil pour scanner et classer les sites web selon leur degré de dangerosité défini, ou encore une application d’aide en temps réel pour l’orientation des victimes vers les structures hospitalières. « La Préfecture de Police souhaite en outre pouvoir travailler sur certaines propositions et les tester à court terme », déclare Jean-Louis Missika.

Et les hackathons ont su séduire un public international. Les 26 et 27 août, le Agrihack sera organisé à Dakar. Le but ? « Améliorer le secteur de la recherche pour une amélioration des systèmes d’agriculture et de maraîchage », expliquent les organisateurs. Un bon moyen de promouvoir des solutions innovantes et écolo à travers la culture du numérique !

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