Quand certains vous incitent à réparer vos vélos ou vos électroménagers dans des ateliers dédiés à l’art du bricolage, d’autres vous encouragent à vous mettre à la couture pour recycler d’anciens vêtements. C’est le cas d’Emmanuelle Vibert, auteure de “Couture récup”.

Vos placards et vos dressings sont plein à craquer et vous gardez des vêtements abîmés, vieillis, ou plus à votre taille ? Vous ne les mettez plus, mais vous ne les avez pas jetés ou donnés pour autant ? Vous n’êtes pas seul : chaque année, 2,5 milliards de vêtements et de chaussures sont mis sur le marché. Or, seulement 29 % de cet ensemble a fini au recyclage en 2014, selon Eco TLC, l’éco-organisme du textile.

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Pour trouver un point de collecte en France, que ce soit un conteneur ou un local d’association avec “J’ai la fibre du tri” (un site d’Eco TLC)

carto textile

Emmanuelle Vibert, une journaliste spécialisée dans l’écologie et la consommation responsable, recommande tout d’abord, dans son ouvrage « Couture recup’ » (chez Rue de l’échiquier), de faire le tri dans son placard. Ressortez vos chemises et vos vieux sweat-shirts usés (ou achetez un “top” dans une friperie), avec un peu de couture, vous pouvez les transformer et leur donner une deuxième vie. Oui, vous pouvez vous mettre à coudre… pour éviter le gaspillage autant que la ruine de vos économies dans un  centre commercial.

C’est comme le retour à la cuisine

Première étape : munissez-vous d’une machine à coudre ou simplement d’un gros ciseau de couturière. Dans son livre, Emmanuelle Vibert vous donne des conseils pour bien démarrer. Inutile d’être expert en la matière, l’auteure, couturière amateure, s’adresse aux débutants. Un mode d’emploi est à votre disposition avec recommandations, photos et patrons.

Tout est adaptable pour les stylistes en herbe, tant dans les formes que les couleurs. « Nous pouvons, écrit Emmanuelle Vibert, nous réapproprier des savoir-faire autrefois courants mais oubliés depuis deux ou trois générations. Les mettre en œuvre en les adaptant à nos vies actuelles, au goût du jour, comme nous l’avons fait dans le domaine de la cuisine. »

Car, selon l’auteur, ce n’est pas parce que nous ne sommes pas chefs étoilés que nous ne pouvons pas nous  mettre au fourneau. Nous ne sommes pas tous professionnels et, pourtant, nous avons « mille et une compétences en la matière ».

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Do it yourself, c’est plus éthique

Entrez dans le rang, comme pour faire un pied de nez à l’industrie de la mode, que l’auteur de “Culture récup'” tacle dans son ouvrage, puisque celle-ci « fabrique de la frustration en série ». « Elle pille les ressources de la planète, exploite la misère humaine, ajoute Emmanuelle Vibert, évoquant, au passage, l’effondrement, en 2013, de l’immeuble du Rana Plaza, au Bangladesh.

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Un drame qui a servi de déclic pour elle : après cet événement tragique, elle décide de ne plus « craquer devant la petite robe ravissante et vraiment pas chère dont (elle) ignore les conditions de fabrication ». Elle préfère l’art du do it yourself, mais cite néanmoins quelques marques éthiques, comme Patagonia (des vêtements de sport en plein air conçus à partir du coton bio), la britannique People Tree, ainsi que Veja  et L’Herbe rouge, qui conçoit des vêtements aux matières biologiques  et recyclées.

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Retrouvez l’article “Le recyclage, ça en jette !” dans la 3ème édition d’UP le mag

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