Une colocation sur Paris pour trois fois rien ? C’est ce que proposent les koloc’s solidaires, un projet lancé par l’association AFEV. En contrepartie, les jeunes bénéficiaires du programme s’engagent à développer un projet social avec les habitants du quartier.

C’est à Poitiers, Toulouse et Paris que les premiers « kapseurs » ont fait leurs armes. Inspirée par les « Kot-à-Projets » belges, l’AFEV a lancé en 2010 les koloc’s solidaires. « Les belges sont notre modèle », plaisante Marie Lise Bertrand, chargée de mission. « On propose aux étudiants, apprentis ou volontaires de moins de 30 ans, des colocations dans des quartiers « sensibles », pour des prix très peu élevés », explique-t-elle, avant de détailler « Le loyer des logements dépend des villes. A Paris on était à peu près à 360€ par mois en moyenne (sans compter les APL), alors qu’à Poitiers il faut compter 180€. La moyenne nationale est de 250€ ».

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Une floraison de projets solidaires

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Villes où les kolocs sont présentes

Pour profiter de ce programme, le jeune doit s’engager à monter avec ses colocataires un projet solidaire avec les habitants du quartier. Histoire de « créer un lien entre les habitants, et pour qu’ils apportent leur énergie et leur imagination au service de personnes en difficulté », peut-on lire sur le site des kolocs. Six ans après ses débuts, le programme a fait son petit bout de chemin. Il s’étend aujourd’hui sur une trentaine de villes, et compte 454 participants.

Motivés à s’engager

N’est pas kapseur qui veut. « Pour Paris, on reçoit environ 500 demandes pour une cinquantaine de places », illustre la chargée de mission. « Le nombre de candidatures dépend du marché du logement, tout simplement. Il y a des zones plus ou moins attendues… », détaille-t-elle.

Un kapseur en pleine action © Copyright Aurélia Baltag

Un kapseur en pleine action © Copyright Aurélia Baltag

Les étudiants sont donc triés sur le volet, puis doivent passer un entretien oral. « Je me suis inscrite fin 2014. En juillet 2015, on a été convoqué pour une série de réunions et d’entretiens. Ils cherchent vraiment des gens motivés qui ne vont pas lâcher l’affaire en cours d’année », témoignait Mathilde, pour le site Internet Le Zeste.
« On a vraiment besoin de gens déterminés. C’est la première chose qui compte. Étant donné qu’on a des tarifs très peu élevés pour les logements, on veut forcément choisir l’étudiant le plus motivé à monter un projet social », justifie Marie Lise Bertrand.

Les ambitions de l’AFEV pour les koloc’s solidaires restent modestes. « Dans 3 ans, on espère multiplier le nombre d’étudiants impliqués par 1,5 », confie la chargée de mission. D’ici là, les dossiers de candidature devraient continuer à affluer, surtout à l’approche de la rentrée scolaire.

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Retrouvez l’article “Coloc’s intergénérationnelle, tout le monde y gagne” dans la 11ème édition de UP le mag

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