Vous souhaitez alerter votre commune d’un problème sur une voirie, d’un graffiti ou encore d’un animal perdu ? Jaidemaville est une plateforme participative qui permet à chaque citoyen de signaler simplement, toutes informations à sa mairie.

En vous promenant dans votre commune, vous remarquez des tags, un nid-de-poule ou, encore, une poubelle éventrée ? Vous souhaitez remonter le souci auprès de la mairie, mais vous ne savez pas comment vous y prendre ?  L’application mobile et le site web Jaidemaville vous permettent  gratuitement et simplement de signaler un désagrément.

Inscrivez-vous en quelques clics. Choisissez ensuite la position géographique, ainsi que la catégorie du problème rencontré (mobilier urbain, encombrants, espaces verts…) et le tour est joué. Sachez qu’il est également possible de soutenir les annonces, dont vous n’êtes pas forcément l’auteur, mais qui concernent une zone proche de chez vous.

Une forme de démocratie participative

L’équipe de la société bordelaise Keyclic, spécialisée dans l’édition d’applications mobiles, permettant de faire remonter des informations à destination des professionnels, s’engage à communiquer par mail les demandes d’intervention à la mairie de votre commune. En parallèle, le citoyen pourra être tenu au courant en temps réel de la résolution du problème.

Puisque tout n’est pas systématiquement négatif, les collectivités locales peuvent aussi recevoir de la part de ses administrés des messages de félicitation – exemple, à propos d’une décoration réussie ou d’un joli parc municipal – ainsi que des propositions, comme l’installation d’un feu tricolore ou d’un carrefour. Mais si l’application est gratuite pour les citadins, les mairies qui souhaitent s’offrir l’outil 2.0 devront mettre la main au portefeuille, car, oui, le service est payant pour les collectivités locales.

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Chantre de la démocratie participative, Baptiste Yvenat, co-fondateur de la start-up, souhaite « impliquer les citoyens et faciliter le travail des services des mairies ». Et ça marche. Depuis son lancement en 2015, Jaidemaville a rassemblé 5 000 utilisateurs, auteures de près de 2 000 signalements dans 461 communes. Forcément, plus en région girondine et francilienne.

Carte des signalements de Jaidemaville

carte jaidemavilleSeules 3 villes jouent le jeu…

Quand certains utilisateurs, ravis, parlent de « révolution » et jugent l’application « ludique et simple d’utilisation », d’autres parlent d’un service « utile » et apprécient le fait de « se sentir acteurs de la propreté de (leur) ville ».

Mais les personnes, qui ont ouvert un compte, attendent de leur mairie (pour l’un, « avec impatience ») qu’elle mette en place un partenariat avec Jaidemaville. Condition sine qua none pour que l’application mobile fonctionne véritablement. Car bien que chaque citoyen puisse vérifier par lui-même si le problème relevé persiste ou non, l’intérêt, c’est qu’il découvre la remise en état grâce à l’application mobile.

Or pour l’instant, ce n’est possible que dans trois petites villes françaises, puisque seules trois communes de l’agglomération bordelaise se sont inscrites à l’outil : Talence (40 000 habitants), Carbon-Blanc (7 000 habitants) et Galgon (3 000 habitants). Mais Baptiste Yvenat a bon espoir de convaincre d’autres villes dans les prochaines semaines…

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