Pas de diplôme, mais des années de dur labeur au compteur ? La Vae, valorisation des acquis de l’expérience, permet à des travailleurs d’obtenir une licence ou un mastère, sans passer par les salles de classe. Un moyen de venir à bout de leur quête de reconnaissance.

Renaud Seligmann, chargé de communication pour Les 2 rives, en est persuadé, la Vae est une solution concrète. « C’est un dispositif légal depuis 2002. Il permet à toute personne de transformer son expérience professionnelle en diplôme. La seule condition est de pouvoir justifier de 3 années d’expérience dans le champ visé. »

L’attestation a la même valeur aux yeux des entreprises et de l’état que si elle avait été obtenue en passant par les amphis d’études supérieures. En présentant un dossier de validation de l’expérience à un jury composé d’enseignants et de professionnels, le candidat transforme  son expérience professionnelle en diplôme.

Les chiffres de l’accompagnement © Vae les 2 rives
Infographie VAE les 2 rives / Les chiffres de la valoristion des acquis de l'expérience

« Un besoin de reconnaissance »

Si la formule a l’air simple sur le papier, elle l’est pourtant beaucoup moins en pratique. « C’est un parcours particulièrement piégeur et complexe », met en garde Renaud Seligmann, avant de préciser « il faut déjà choisir le bon diplôme, celui qui correspond à son expérience et son projet professionnel. Ce n’est pas évident de savoir vers quel diplôme s’orienter, il y en a 15 000 en France. Puis il faut choisir le certificateur, l’organisme qui va remettre le diplôme. »

Le dossier de Vae est loin d’être simple à réaliser. Environ « 150h » de travail ! C’est une des raisons pour laquelle plus de 70 % des candidats non accompagnés abandonnent leur demande de Vae, contre « moins de 10% chez les 2 rives ». Selon l’entreprise, 95 % de ses « élèves » obtiennent le Graal tant convoité. Un moyen pour ces derniers de rebondir professionnellement, aussi bien « en interne qu’en externe », détaille Renaud Seligmann. « L’augmentation de salaire n’est pas inhérente à la Vae, cela dépend de l’entreprise », admet-il. « Mais ça fait toujours une ligne en plus sur le CV ! » Pour le professionnel, il s’agit avant tout d’un besoin de reconnaissance.

Témoignage d’un ancien candidat ©Vae les 2 rives

Gratuit… pour les salariés

Pour profiter des services des 2 rives, il n’est en théorie pas nécessaire de débourser le moindre centime.  « Pour les salariés, l’accompagnement est financé par l’entreprise, qui l’intègre au budget formation », explique le communicant. Pour les demandeurs d’emploi, la chose est plus complexe. « Techniquement, ça devrait être dans leur compte personnel de formation, mais pour l’instant, il y a un blocage chez Pôle Emploi », regrette-t-il. En réponse, les 2 rives proposent une « première phase gratuite », à savoir une aide pour le choix du diplôme et du certificateur, ainsi que les premiers pas de la construction du dossier.

En moyenne, 28 000 personnes sont demandeuses de la vae chaque année. Les 2 rives traitent quant à eux 500 dossiers par an, et ont accompagné 4 500 personnes depuis 10 ans. Cette expérience, l’entreprise l’utilise pour être « numéro 1 sur le marché de la vae. Comme nous avons déjà travaillé avec tous les certificateurs, on connaît leurs besoins », fait-elle valoir. Un leadership qui lui permet aujourd’hui de se tourner vers d’autres projets, comme un « Social Bar » qui devrait bientôt voir le jour Gare de Lyon.

Témoignage d’une ancienne candidate ©Vae les 2 rives

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