WAAH est la contraction de « We are all heroes », une nouvelle marque de vêtements qui propose un prêt-à-porter plus responsable, au service des associations. Leur credo est simple : graphisme, qualité, don et traçabilité de matières premières.

« Tout le monde achète des vêtements, c’est un bon moyen de transmettre un message », nous dit Ludovic Michetti. L’entrepreneur s’est lancé fin 2015 dans l’aventure WAAH, contraction de « We are all heroes » [nous sommes tous des héros en anglais, ndlr].  « J’ai commencé à réfléchir à des produits de communication haut de gamme pour les associations, explique-t-il à UP le mag, et quand je suis allé voir des fabricants au Portugal, je me suis rendu compte que certaines grandes marques avaient des coûts de fabrication très faibles pour des prix de vente exorbitants. Il y avait une vraie possibilité de faire quelque chose et de reverser une somme significative aux associations. »

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Une nouvelle forme de com’ pour les asso

WAAH propose aux associations des t-shirts (manches longues ou courtes) à leur effigie et lance ainsi une campagne de sensibilisation. Les asso doivent communiquer sur cette campagne, pour récolter un maximum de dons. Sur chaque article acheté, 10€ leur sont reversés. « Aujourd’hui, il n’y a pas d’équivalence de concept de don à travers le prêt-à-porter, avec une collection sur mesure pour les assos, en France et en Europe », développe Ludovic Michetti. Dans la pratique, pour pouvoir avoir plus d’impact, les associations doivent être « structurées, avec des équipes qui savent communiquer ».

Le site web sélectionne une à cinq structures par semaine. Après validation des principes graphiques, une campagne de sept jours, renouvelable, est menée sur le site. Une fois les préventes effectuées, la production est lancée et les articles sont envoyés à leurs destinataires ! L’internaute peut ainsi apporter son soutien à l’association de son choix à travers six ou sept produits, pour homme ou femme. Si le prix peut sembler un peu excessif (environ 30€ le t-shirt à manches courtes), il ne faut pas oublier qu’il y a aussi une promesse sur la qualité.

WAAH - Capture d'écran

WAAH – Capture d’écran

Priorité au coton bio

« L’impression du textile est faite en France, détaille le fondateur de WAAH. Au début, on voulait de la fabrication proche, mais on s’est rendu compte qu’on allait avoir du mal avec la traçabilité des matières premières. Nous avons donc choisi une structure qui s’occupe de tout. Les vêtements sont faits au Portugal, en Turquie ou en Asie, mais font partie du label Fair Wear Foundation » et sont en coton biologique !

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Après une vingtaine de collections et un peu plus de 4 000 euros récoltés, Ludovic Michetti peut faire un premier retour d’expérience : «  Les asso apprécient qu’une marque leur produisent des vêtements plus élaborés avec du coton biologique… Pour elles, c’est du donnant – donnant. C’est gratuit, mais elles doivent se mobiliser pour faire connaître la campagne. Beaucoup de personnes se disent « asso  = produits cheap ». Les gens achètent un t-shirt avec le logo pour faire plaisir et le laisse dans le placard. Nous proposons un produit qu’ils pourront porter fièrement tous les jours. » Un échange de bons procédés.

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Retrouvez l’article “S’habiller français !” dans la 10ème édition d’UP le mag

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