5   +   5   =  

Les vertus éducatives et inclusives du sport ne sont plus à démontrer. De par ses règles communes et sa pratique démocratique, il forme les enfants, dès le plus jeune âge, à adopter des codes utiles en société. Le rôle des éducateurs dans les associations de quartier est primordial. D’autres structures se penchent aussi sur la question. C’est le cas de l’ONG Pl4y International, qui fait partie du GROUPE SOS*.

Anciennement « Sports sans frontières », l’organisme Pl4y International dirige, autour du sport, ses travaux en termes d’éducation. La structure s’est spécialisée autour de l’apprentissage pour tous, mais aussi de l’inclusion sociale et de la reconstruction après un choc psychologique.

Le sport, champion pédagogique

Depuis sa création en 1999, l’ONG a traversé le monde, d’Haïti au Kosovo en passant par l’Afrique, pour inoculer une dose de bonne humeur à des enfants défavorisés. On retient son action de « Pl4ydagogie », son concept phare qu’elle a décliné au Burundi, où, entre autres formations d’éducateurs, Pl4y International fait participer des enfants à des jeux de balles aux prisonniers ou de passes à 10. Le but ? Transformer ces jeux en outils de sensibilisation sur des sujets rarement évoqués au Burundi, comme la violence ou la sexualité. « Nous avons pour projet de départ d’amener le sport dans le champ humanitaire », assure David Blough, le directeur de la structure.

Lire aussi : 5 bons plans pour recycler vos équipements sportifs 

Pl4y International intervient aussi dans les pays dits « développés ». Au Royaume-Uni, elle s’est associée à la prestigieuse Cambridge House pour former, dans des établissements ciblés, près de cent éducateurs au concept de « Pl4ydagogie » à destination de 800 enfants. « Pour les enfants, on apprend en jouant. La « Pl4ydagogie », c’est faire en sorte qu’ils vivent une expérience ludique, qui fasse écho à la vraie vie pour qu’ils comprennent mieux des sujets comme la violence, le handicap, et qu’ils puissent savoir comment se comporter dans la vraie vie », nous explique David Blough. Au Brésil, et notamment à Belo Horizonte et Piranhas, Pl4y International est allée dans des écoles situées, là aussi, dans des zones difficiles, pour sensibiliser les jeunes sur des questions de non-violence et de drogue.

L’éducation en meneur de jeu

En développant Pl4y Lab en France, David Blough est parti du constat qu’il existe des solutions par le sport à des problématiques de société. « Nous voulons accélérer les réponses à ces problématiques, un terrain délaissé par les ONG et les fédérations », explique le responsable pour qui l’objectif est clairement « d’apporter des réponses nouvelles à des besoins sociaux qui ne sont pas satisfaits ». Place ensuite à l’action : des éducateurs périscolaires, accompagnés d’enseignants, prennent leur quartier dans un établissement scolaire. Le leitmotiv ? « L’École active » qui a pour but de tester et mettre en place des programmes d’action éducatifs par le sport, spécifiquement auprès des 6-11 ans.

Sur son site web, Pl4y International met à disposition des associations et des établissements scolaires des kits contenant des fiches de jeux, un guide d’activité sportive et des diplômes de jeunes.

*Le GROUPE SOS édite UP le mag.

up71Ce sujet vous intéresse ?

Retrouvez l’article “Les nouvelles façons d’apprendre” dans la 7ème édition d’UP le mag

-> Découvrir le sommaire et le numéro
-> Abonnez-vous pour recevoir ce numéro ou achetez-le dès maintenant !

Info inspirante ?
Avis des lecteurs 4 Avis

Commentaires