Nous les utilisons tous les jours, et pourtant, impossible de dire spontanément leur composition. Les produits de beauté sont encore plein de mystère pour le citoyen lambda. Open Beauty Facts décrypte tout ça pour vous!

Après les aliments (avec Open Food Facts), Stéphane Gigandet s’est attelé à un nouveau chantier : les produits de beauté. Lancé en février 2016, Open Beauty Facts est un dérivé du premier, avec une même mission : le décryptage des étiquettes. Comme pour le premier, ce projet citoyen à but non lucratif s’appuie sur un réseau de volontaires à travers le monde.

Quand la curiosité sert l’intérêt général

C’est une base de données ouverte à tous, de plus de 2 220 produits cosmétiques. Grâce au site et à l’application, chacun peut ajouter de nouveaux produits. Il suffit de se créer un compte, de rentrer le code barre du produit ou de prendre une photo avec le code barre pour en connaitre sa composition en parabènes, silicones, sels d’aluminium ou en acide citrique. Mais comme on n’y connait pas grand-chose, Open Beauty Facts nous explique l’origine et les risques relatifs à chaque composé. Car outre la curiosité, la plateforme a surtout un intérêt de santé public et peut aider les particuliers à mieux choisir leurs produits du quotidien.

Anca Paula Luca est une contributrice, qui a commencé l’aventure en septembre 2015. Aujourd’hui, la jeune femme de 32 ans participe toujours au développement du site. « Il y a des périodes où je ne fais rien et d’autres où je scanne toute ma salle de bain ! », concède-t-elle en riant. Pour le moment, le projet citoyen mobilise environ 70 personnes.

Open Beauty Facts (capture d'écran)

Open Beauty Facts (capture d’écran)

La contribution se fait naturellement ou individuellement, mais peut aussi se faire dans le cadre de missions. La mission « Palmipède », par exemple, vous invite à ajouter 10 produits contenant de l’huile de palme. Un produit n’est bien sûr validé sur le site que si tous les éléments sont renseignés (dont les photos montrant l’étiquette et l’apparence du produit).

Pour comprendre les cosmétiques, « il faut parler latin et être chimiste ! »

« J’ai découvert Open Beauty Facts avec son grand frère, Open Food Facts, explique Anca Paula Luca. « Ce qui me plait, c’est découvrir des informations que je ne connaissais pas avant. Il y a tellement de dérivés de composants ou de noms différents ! Je ne suis pas pro bio ou ultra attentive à la composition des produits, mais j’aime apprendre de nouvelles choses », poursuit-elle.

Une envie d’en savoir plus à l’origine du développement d’Open Beauty Facts. « Pour les produits alimentaires, on comprend à peu près la liste des ingrédients, mais pour les cosmétiques il faut littéralement parler latin et être chimiste, constate Stéphane Gigandet, le fondateur, dès le lancement d’Open Food Facts, on a eu l’idée d’étendre le concept à d’autres types de produits. » D’ailleurs, les compléments alimentaires et les médicaments seraient aussi dans leur radar…

Magazine UP le mag n°12Ce sujet vous intéresse ?

Retrouvez l’article “Open Food Facts, un service citoyen qui veut le rester” dans la 12ème édition de UP le mag

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