Acteur de 38 ans, Dimitri Storoge s’est distingué pour ses rôles dans « Les Lyonnais » et plus récemment  dans le fameux « Made in France ». À la rentrée, on le retrouvera dans l’adaptation de la BD « Un ciel radieux », sur ARTE. Derrière ces grands rôles de dur, UP le Mag s’est demandé ce qu’il pensait de l’environnement, du durable et quelles étaient ses inspirations.

Les questions autour de l’environnement, ça t’inspire quoi ?

Avant, c’était quelque chose qui ne me touchait pas vraiment. Aujourd’hui, je m’y intéresse de plus en plus. Je ne sais pas si c’est le fait de se poser, d’avoir des enfants. C’est bizarre, on envisage davantage le monde qu’on va laisser. C’est un peu bateau ce que je suis en train de dire, mais c’est comme ça pour moi !
Malheureusement, je ne me considère pas comme un écologiste pur jus. Je ne suis pas totalement au fait de toutes les questions autour de ce thème, mais je commence sérieusement à m’interroger sur les problèmes et les solutions que l’on peut apporter.

Pour toi, que faudrait-il changer pour une société plus durable ?
[Petit silence]
C’est la question piège ! [Rires]

Pas du tout ! C’est toujours délicat lorsque l’on découvre encore des choses. Je ne suis pas persuadé encore d’avoir une opinion arrêtée sur les solutions. Je vais prendre un exemple. Il se trouve que pour des raisons de pollution d’air, ce que je comprends très bien, toutes les motos et voitures d’avant 1997 seront interdites à Paris, à partir du 1er juillet. Moi, il se trouve que j’ai un plaisir dans la vie, c’est de collectionner de vieilles motos et bagnoles… J’aimerais qu’on m’explique fondamentalement l’intérêt. On va en construire de nouvelles pour les remplacer ? L’impact carbone de la voiture que je vais acheter, neuve avec de l’électronique et des pièces faites partout dans le monde, sera-t-il plus acceptable que celui de ma vieille bagnole de 1978, dont l’impact est déjà intégré d’une certaine manière ?

Bon, je suis un petit bobo mais je vois aussi tous les gens qui ont une veille voiture parce qu’ils n’ont pas les moyens d’en acheter une nouvelle.

Est-ce qu’on prend vraiment les bonnes décisions ? C’est comme la fermeture des berges ou des Champs-Elysées. Quand il fait beau, c’est génial ! L’hiver, quand il fera deux degrés avec trois clanpins en roller, il y aura quand même des gens en voiture qui vont vouloir circuler. Je parle pour Paris, mais ce genre de choses ne peut que renforcer la gentrification. Ça va être de plus en plus accessible aux personnes qui ont les moyens de se garer dans des parkings très chers…

Je pense qu’on a un problème avec l’obsolescence programmée sur tout. Ça touche les voitures, à nos attributs [en montrant son iPhone], nos machins… Ce n’est pas très clair dans ma tête, mais voilà où j’en suis !

Qu’est-ce qui t’inspire ou te touche ?

Ça, c’est une question ! [Il réfléchit] Des bouquins, des films. Dernièrement, j’ai lu un livre formidable de Chahdortt Djavann. Ça s’appelle « Les putes voilées n’iront jamais au paradis ». C’est l’histoire de deux jeunes filles iraniennes. Elles sont amies et se promettent de réussir à l’école, d’être cultivées mais par les malheurs de la vie, se retrouvent à devoir se prostituer. L’auteure donne aussi une voix à des prostituées tuées depuis les années 2000. Des femmes retrouvées dans des caniveaux, sans identités … Ce régime veut cadenacer la sexualité et le désir en enlevant l’animalité de l’homme, et ne fait que le sursexualiser.

[…]

Ceci est un extrait d’un article issu de la 12ème édition du magazine.

Magazine UP le mag n°12

Retrouvez l’interview intégrale de Dimitri Storoge dans la 12ème édition de UP le mag :

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