Pour finir l’année en beauté, UP le mag revient sur les articles qui vous ont le plus marqué en 2016. Séance de rattrapage #3

Et si nous pouvions allier notre envie d’avoir de belles chaussures à celle d’aider des enfants à l’autre bout du monde ? Perύs, une jeune marque de sneakers créée par trois français, réussit ce pari. Focus sur des baskets qui financent la scolarisation d’enfants au Pérou !

C’est l’histoire de trois amis qui décident de faire un beau voyage en Amérique Latine. Au détour d’une ruelle péruvienne, Armand, Nicolas et Henri découvrent des sneakers ornées de motifs inca. Séduits, ils décident de s’en inspirer pour créer la première collection de Perύs, des chaussures qui empruntent un style streetwear élégant, tout en respectant l’authenticité des traditions péruviennes.

« Notre souhait était de revisiter la tradition péruvienne. Les motifs font partis de la tradition des Andes, ancrée dans la culture inca. Chaque village a développé ses propres motifs. On les a choisis et renommés après des volcans du Pérou », raconte Henri Flouquet, co-fondateur de la marque.

Une marque responsable au style unique

Une quarantaine d’artisans confectionnent ces sneakers à la main, avec des matériaux qui proviennent tous du Pérou. L’ambiance semble être conviviale dans les quatre ateliers familiaux. « On en a un qui est tenu par trois frères, un autre par un père et son fils et deux ateliers gérés par des couples. Pas mal de cousins et d’amis composent leurs équipes », décrit l’entrepreneur, qui tient à ce que les conditions de travail restent bonnes et les salaires plus élevés que la rémunération minimum du Pérou.

« On essaie d’être le plus transparent possible sur ce qu’on fait. On est attentif aux salaires et aux temps de travail comme de repos. Mais on ne cherche pas à avoir un label de commerce équitable », explique-t-il. « On préfère orienter nos efforts sur le projet de scolarisation ».

Un projet solidaire qui grandit

Face au besoin de la région en structure de scolarisation, les trois jeunes amis ont rapidement décidé de rencontrer l’association Los Chicos de Cusco, qui finance, depuis 2007, une école située à San Jeronimo, un village très pauvre de la région de Cusco. De cette rencontre est né un programme : Two Shoes For School.

Perus« Au Pérou, il y a bien une école gratuite mais aussi un problème de quadrillage géographique. Dès qu’on sort des villes, il y a un taux de scolarisation très faible », affirme Henri Flouquet. « Les systèmes sociaux ne sont pas très matures, il y a encore beaucoup d’inégalités et le réseau de transport est très mauvais », explique-t-il.

Pour une paire achetée (entre 65 et 75 €, disponible en ligne), un jour de scolarisation est donc financé pour un enfant de cette école, composée de 100 bambins âgés de 3 à 11 ans. Plusieurs projets sont aussi dans les tuyaux, comme celui de créer un collège et un dortoir pour les enfants les plus éloignés mais aussi de mettre en place des synergies entre l’activité de production et le programme scolaire. « On réfléchit à une formation professionnelle pour les parents des élèves de l’école. Il y a un fort taux de chômage et très peu de formations. Pourquoi ne pas créer un effet de réseau entre les deux activités ? », lance-t-il.

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Le sujet vous intéresse? Retrouvez la 3ème édition d’UP le mag et son dossier spécial “Et si mon argent changeait le monde ?”

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