Disséminées un peu partout en France, les ressourceries se sont beaucoup développées ces dernières années. Bien plus que de la récup’ de meubles et objets en tout genre, ces endroits servent aussi à sensibiliser et retisser le lien social.

Les ressourceries existent depuis longtemps. « Ce sont des structures de l’économie sociale et solidaire (ESS), qui collectent des objets du quotidien », explique Nathalie Mayoux, secrétaire générale du réseau des ressourceries. «  On les restaure et les revend à bas prix. Le but est de prolonger leur durée de vie et sensibiliser les gens au changement de mode de consommation », explique-t-elle.

Thibaut Brosson s’occupe de l’une de ces ressourceries, « l’Interloque », basée à Paris. Pour lui, « ce sont des dispositifs pour sensibiliser, pour faire de la prévention sur les déchets. L’impact est complémentaire des actions municipales ».

Pour une consommation plus durable

Dans les années 2000, ces structures ont commencé à se regrouper et grandir. « On regroupe 131 d’entres elles aujourd’hui alors que nous n’étions que 27 en 2005 », explique Nathalie Mayoux, secrétaire générale de l’association. Une évolution assez fulgurante pour ces ressourceries, gérées par des associations ou des collectivités locales.

Toutes sortes d’objets du quotidien sont recherchées par les ressourceries. On peut les apporter soi-même ou les employés/bénévoles du dispositif les récupèrent directement chez les particuliers. Si certains peuvent être réparés ou retapés, d’autres sont directement recyclés.

La démarche permet d’offrir un choix très large dans leurs boutiques : meubles, électroménager… « Il y a vraiment un public très varié, autant au niveau des personnes qui donnent les objets qu’au niveau de la clientèle. On récupère des choses très simples à bas prix mais aussi des objets plus artistiques à des prix plus élevés. Certains viennent parce que c’est moins cher, d’autres aiment l’esthétique ou la rareté des objets », explique Thibaut Brosson.

Une nouvelle dynamique citoyenne ?

La formule est gagnante puisque les ressourceries font de plus en plus d’adeptes ! « Depuis le début, on s’attache à étudier les comportements de nos clients », développe Nathalie Mayoux, avant d’ajouter : « Il y a l’effet de la crise mais nous avons aussi une nouvelle clientèle, à côté, qui a les moyens mais est sensibilisée. Autre observation, on voit dans les zones rurales que les ressourceries sont les seules structures à dynamique sociale. D’ailleurs, les jeunes qui s’y rendent sont plus dans une dynamique citoyenne avec l’organisation d’activités en parallèle comme des débats ». Comme quoi, plus qu’un bon plan, les ressourceries permettent aussi de créer du lien social.

Où se trouve la ressourcerie la plus proche de chez vous ? Cliquez sur le lien pour la trouver ! Crédit: Réseau des ressourceries

Où se trouve la ressourcerie la plus proche de chez vous ? Cliquez sur l’image pour la trouver ! Crédit: Réseau des ressourceries

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Ce sujet vous intéresse ? Retrouvez notre article “Comment sauver les meubles ?” dans la 7ème édition d’UP le mag*.

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