En France, de plus en plus d’ateliers d’auto-réparation vous accueillent pour que vous puissiez réparer ou entretenir votre deux-roues. Au programme : échange de savoirs et bonne ambiance !

Vous êtes de plus en plus nombreux à sortir le vélo du garage pour vous déplacer en zone urbaine. D’où le succès des bicyclettes urbaines et municipales dans certaines grandes villes de France*, comme le Vélib, à Paris. Mais savez-vous le réparer en cas de souci technique ?

Des responsables d’ateliers d’auto-réparation, participatifs et solidaires, vous accueillent lors de leurs permanences, afin de vous apprendre les bases et vous inciter à mettre la main dans le cambouis. Au fond, nous pouvons tous avoir l’âme d’un bricoleur.

Théophile, par exemple, s’en rend compte. Ce Parisien de 27 ans prend son vélo du lundi au vendredi pour se rendre au travail. Il a récupéré la vielle bicyclette d’un ami mais ne sait que « gonfler les pneus et remonter la selle. » Aussi, pour savoir entretenir son moyen de transport favori et devenir autonome, il a rejoint la Cyclofficine d’Ivry-sur-Seine. « C’est un lieu d’échanges qui permet de rencontrer des gens », dit-il par ailleurs. Il arrive en effet que les ateliers les plus spacieux (jusqu’à 100 m², en moyenne) organisent pour vous des apéros au cours desquels les responsables animent des séances de montage et de démontage. Ainsi, plus rien ne pourra vous échapper.

Vélos d’occasion pour éviter le gaspillage

Certains ateliers collaborent et s’échangent des pièces détachées pour que vous puissiez être sûrs de réparer et d’entretenir votre “bécane” comme bon vous semble. Vous pouvez également acheter un vélo d’occasion, retapé.

A Pierre-Bénite, à deux pas de Lyon, par exemple, l’association Trycycles vous en proposent à des prix raisonnables (entre 20 et 50 euros). « Cela nous permet, explique le président Xavier Billerach, de libérer un peu notre espace de 40 m² ». En effet, le responsable de l’atelier ne peut pas y stocker autant de deux-roues qu’il le souhaite alors qu’on lui donne de nombreuses bicyclettes. Certaines sont vraiment abîmées, mais des pièces peuvent encore servir ; d’autres n’ont pas à être jetées et sont récupérables.

L’Heureux-Cyclage, sorte de fédération des ateliers d’auto-réparation, qui promeut le réemploi des deux-roues, recensait 5 espaces en 2005, puis plus de cent, dix ans plus tard. Tous ne bénéficient pas (encore) de locaux, utiles pour le stockage des pièces détachées et de vélos. Dans ce cas, ils peuvent vous proposer des séances de réparation sur l’espace public, par exemple à deux pas d’une gare ou sur un trottoir. En attendant de trouver un espace.

*Pour en savoir plus, prenez connaissance des résultats de l’étude « Enquête globale transports », pilotée par le STIF sur les déplacements des Franciliens.

Liste des ateliers en France, selon L’Heureux-Cyclage

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Ce sujet vous intéresse ? Retrouvez l’article “Les berges en roues libres” dans la 8ème édition d’UP le mag.

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