Dans sa nouvelle campagne de sensibilisation, WWF (World Wide Found), célèbre organisation engagée dans la protection de l’environnement, sensibilise aux répercussions liées à la surexploitation des mers. Pour l’ONG, chaque consommateur peut impacter les écosystèmes à travers le monde. Explications.

« Fish Forward », c’est le nom du nouveau programme du WWF. Une campagne co-financée par l’Union Européenne (UE), premier importateur mondial de poissons et fruits de mer avec 23% des volumes mondiaux !

Depuis le 1er avril, 11 pays de l’UE s’engagent à promouvoir auprès des consommateurs et des professionnels une pêche plus durable. À l’origine du projet, des études alarmantes sur la surexploitation des mers et ses conséquences pour les écosystèmes marins mais aussi pour l’avenir de l’Homme. « La pêche fait vivre 800 millions de personnes et le poisson assure la sécurité alimentaire de 3 milliards d’individus sur terre », explique Jacques-Olivier Barthes, directeur de la communication au WWF.

En 50 ans, la consommation, et donc la capture, de poisson a doublé mettant d’ores-et-déjà en péril certaines zones de pêche dans le monde. « On ne se bat pas simplement pour la beauté naturelle de telle ou telle espèce. Si on n’amorce pas le changement maintenant, en 2050 vous n’aurez plus de poissons ! », alerte-t-il.

Pour aller plus loin : le rapport « Planète Vivante Océan 2015 » de WWF révèle un déclin de 49 % des populations marines en seulement 40 ans.

La consommation responsable, le pouvoir de chaque citoyen

« En Europe, le poisson provient principalement des pays du sud », précise Jacques-Olivier Barthes dont l’objectif  est de « permettre au citoyen de mesurer l’impact qu’il peut avoir sur les écosystèmes mondiaux ». Pour agir, il suffit de privilégier un poisson durable car « votre acte d’achat et votre consommation de poisson n’est pas neutre ».

Il existe deux certifications qui attestent que le poisson n’est ni issu d’une zone de pêche en état de surexploitation, ni sur la liste rouge de l’UICN (Union Nationale pour la Conservation de la Nature) signifiant que l’espèce n’est pas elle-même sujette à la surpêche. La certification MSC, qui concerne les poissons capturés, respecte aussi un cahier des charges précis sur les processus de pêche : profondeur, taille des mailles de filet, gestion des rebus…

Le logo de la certification MSC est présente sur les emballages.

msc

« La certification MSC est lisible dans les supermarchés. La deuxième, la certification ASC, pour les poissons issus de l’aquaculture, commence doucement à émerger notamment pour le saumon et les crevettes », développe Jacques-Olivier Barthes.

Pour aller plus loin : la liste rouge des espèces menacées en France, UICN.

Le consommateur peut faire bouger les lignes

Le projet « Fish Forward » pousse aussi la grande distribution et les acteurs de la filière à proposer des gammes de produits de la mer qui soient plus durables et responsables. À travers des actions de lobby, WWF espère également l’amélioration des législations dans les 11 pays concernés par le programme. Mais comme le souligne Jacques-Olivier Barthes, « tout est très lié » car les consommateurs avertis « feront bouger la grande distribution et les autorités publiques ».

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Le sujet vous intéresse? Retrouvez l’article “Manger du poisson équitable rend plus intelligent” dans la 9ème édition d’UP le mag.

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